Pourquoi Fuerteventura ? Après notre grand voyage dans la fraîcheur du Grand Nord et avant l’hiver, nous avons voulu faire un bain de soleil et de douceur. Sans aller à l’autre bout du monde, il n’y avait guère que les Canaries pour nous offrir une météo agréable à un tarif abordable.
– Vol direct depuis Lyon avec la compagnie espagnole low-cost Volotea (https://www.volotea.com/fr/) du dimanche au dimanche, à un tarif intéressant. C’est le côté pratique et économique.
– Île aux paysages désertiques, assez sauvage et pas encore trop envahie par les complexes hôteliers.
– Les plages de sable noir, blanc ou doré.
Pour visiter l’île, nous avons décidé de louer un camping-car (https://www.rentcampercanarias.com/quienes-somos) et non de louer un appartement + voiture. De ce fait, le prix est approximativement le même, et comme à notre habitude, cela nous a permis de dormir en sauvage tout près de la mer. Nous avons également fait bien moins de kilomètres. L’idéal aurait été de trouver le même type de véhicule que le notre. En effet, de très nombreuses pistes de terre autorisées permettent d’accéder à des endroits très sauvages.

Du coup, pour visiter l’extrême sud de l’île, accessible seulement par piste, nous avons dû louer pour la journée, un petit 4×4 (https://autossoto.com/).
Ci-dessous, voici l’itinéraire que nous avons suivi .

Pour visionner la vidéo, cliquez ICI.
Dimanche 7 novembre :
Départ très matinal de la maison à 2h15 car l’avion décolle à 6h30 de Saint-Exupéry. L’arrivée est prévue à 9h30 locales mais des vents à 187 km/h (dixit le pilote) nous poussent (et nous secouent pas mal), ce qui nous permet de gagner 40 mn…
Le loueur de camping-car (CC) se situe à environ 15 mn de l’aéroport, de l’autre côté de l’autoroute. Mercedes (non, pas la marque du véhicule) nous accueille en anglais. Après les paperasses et des explications sur le fonctionnement, on prend la route vers le nord de l’île. Après quelques courses, on passe une première fois au bord du petit désert de dunes avant d’aller pique-niquer à Corralejo. Après une petite visite du port, on décide d’aller bivouaquer au bord de la Playa del Bajo de la Burra, très réputée pour sa couleur blanche.
Son accès se fait une piste de terre un peu caillouteuse puis de sable. On se pose à quelques encablures des vagues. Cette plage est surnommée la Popcorn Beach. En effet, cette plage est en fait recouverte de popcorn. Enfin… Façon de parler ! En fait, ce sont de petites algues fossilisées qui la recouvrent et qui ressemblent à du maïs soufflé ! Ces petites algues marines sont des rhodolithes et même si elles sont rouges à l’origine, elles deviennent blanches avec le temps. Une petite balade sur la plage s’impose, d’autant plus que le coucher de soleil est superbe…
Lundi 8 novembre
Après une visite du tout petit port de pêche de Majanicho, nous descendons sur Lajares puis partons visiter El cotillo sur la façade ouest de l’île. C’est une petite ville touristique très sympathique et après avoir arpenté les rues, nous patientons 1 heure sur un banc, en attendant l’ouverture des restaurants à 13h00. Nous avons une envie de poisson grillé et c’est au restaurant La Vaca Azul que nous nous régalons.
Nous redescendons sur La Oliva où nous nous arrêtons à « la casa de los Coroneles », la maison des colonels qui abritait les gouverneurs militaires du temps où La Oliva était la capitale de l’île. Le bâtiment étant fermé, nous en faisons le tour et trouvons un « nid » d’écureuils bien curieux et surtout affamés !
Puis nous traversons Tindaya où nous prenons une très mauvaise route qui nous emmène théoriquement en bord d’océan mais en fait, il s’agit d’un ancien emplacement prévu à l’origine pour la construction d’un lotissement touristique. Au loin, il y a 2 constructions que nous pensions en ruine mais une d’entre parait finalement habitée, au moins par 2 chiens qui donnent de la voix…
Mardi 9 novembre
Nous repartons par Tindaya et rencontrons la rare outarde Houbara qui se plait dans ce paysage désertique. Nous admirons ensuite le moulin à Gofio, près de Tefia. Nous nous arrêtons à l’ ancienne capitale de Fuerteventura, Antigua.
Après une visite succincte, car peu intéressante, nous nous dirigeons vers Betancuria, le plus touristique et plus joli village de l’île. La capitale historique est nommée ainsi car Jean de Béthencourt conquit Fuerteventura en 1405 et fit construire cette « ville ».
Nous reprenons la route, de plus en plus belle, au milieu de gorges et de cols qui nous rappellent le sud marocain. Le midi, nous nous posons près d’une petite palmeraie avant de continuer vers Ajuy, afin de visiter les grottes côtières de Caleta Negra. Un sentier très fréquenté part de la plage de sable noir pour rejoindre de gigantesques cavernes situées en bord d’océan.
Nous reprenons ensuite la route FV-605 qui traverse de superbes panoramas. Nous rejoignons à pied un sommet qui donne accès à une vue imprenable sur la mer et les montagnes environnantes. Nous rejoignons ensuite La Pared, toujours sur la côte ouest où nous nous posons pour la nuit, avec d’autres camping-cars et vans. C’est un lieu connus des surfeurs et nous les observons à la tomber de la nuit.
Mercredi 10 novembre :
Avant de repartir, nous prenons le temps d’aller nous balader en contre-bas sur la plage où de nombreux surfeurs viennent apprendre, s’entrainer ou s’amuser dans les vagues.
Puis il temps de repartir vers l’est de l’île, en direction des grandes plages réputées. Mais avant, il nous faut aller vidanger nos eaux grises et noires. Nous trouvons ce qu’il nous faut à La Lajita, non loin de la ville de Tarajalejo. Nous rebroussons chemin pour nous installer sur la plage de Puerto Rico, afin de prendre notre déjeuner. Après le repas, nous reprenons l’autoroute FV-2 en contournant Costa Calma.
Nous en sortons pour descendre vers la superbe plage (la plus belle ?) de Esmeralda, qui fait partie de la non moins célèbre plage de Sotavento de Jandia. C’est ici que nous prenons notre seul bain dans une eau transparent à environ 21° : un peu juste en température, mais les vagues nous aident à nous tremper.
Il y a peu de monde sur cette gigantesque plage et dès que l’on s’éloigne du parking, les oiseaux colonisent le sable : grande aigrette, héron cendré, sternes, goélands, gravelots, courlis et spatules. Très beau spectacle !
Après un très long moment sur cette plage de rêve, nous repartons vers le sud. Nous dépassons la très grande (et moche) station balnéaire de Morro Jable et commençons la piste qui mène à la pointe sud de Fuerteventura. En CC, c’est un peu limite par rapport à la garde au sol, mais nous trouvons un endroit pour la nuit, en bord d’océan. Nous n’irons pas jusqu’à la pointe de Jandia avec ce véhicule, alors nous sommes décider à louer un petit 4×4 pour nous y rendre. A voir demain.
Jeudi 11 novembre :
Nous nous rendons sur le port de Morro Jable chez Soto. Nous abandonnons le CC dans une rue proche du garage, mais à notre arrivée, nous ne sommes pas à l’agence de location. Après s’être assurée de la disponibilité d’un Suzuki Jimny, la jeune femme nous fait monter dans sa voiture et nous emmène à quelques kilomètres de là, à l’agence située dans la vieille ville. C’est vraiment très sympa de sa part ! Nous prenons possession de notre nouveau véhicule et repartons en direction de la piste.

Ci-dessous, l’itinéraire suivi.

Et il y a déjà du monde qui circule sur cette piste de tôle ondulée : de très nombreuses voitures de location interdites sur ce genre de voies non goudronnées et quelques 4×4 avec guides et touristes. Quant à nous, nous sommes très secoués dans notre véhicule et la tenue de route est aléatoire, peut-être plus qu’en berline ! Mais nous, on a le droit… Après une douzaine de kilomètres, nous montons sur une piste secondaire qui permet de basculer, au niveau d’un col, de l’autre côté de l’île. Nous avons droit à une vue magnifiques sur les plages de Cofete. Une petite piste descend en direction de l’océan et nous la suivons jusqu’au bout. Nous poursuivons à pied jusque sur la plage. Nous remontons et nous dirigeons vers le hameau de Cofete, fait de petites maisons de pierres avec jardinets mais presque toutes sont inhabitées à cette époque. Nous y retrouvons les nombreux touristes qui viennent manger au seul restaurant du hameau. Au loin, on aperçoit la villa Winter qui a été construite par l’allemand Gustav Winter lié à l’époque nazie et où auraient eu lieu tortures et expériences « médicales »… et de nombreuses hypothèses et légendes circulent sur cette bâtisse.
Nous repartons en sens inverse pour rejoindre la Punta de Jandia où nous espérons trouver un resto dans le village de Puerto de La Cruz car nous n’avons rien prévu… A midi, ils sont fermés et on espère que, comme ailleurs, un d’entre eux ouvrira à 13h. Alors en attendant, on va jusqu’au phare de Jandia. Au retour, nous déjeunons au Punta de Jandia où nous dégustons de bons poissons frais grillés : simple et excellent.
Puis nous nous roulons plein nord, jusqu’à la Punta Pesebre et ensuite retour en direction de Morro Jable en faisant quelques détours vers la mer, sur de petites pistes perpendiculaires. Au retour, nous déposons notre 4×4 au garage Soto puis repartons vers le nord. La nuit et proche, alors nous décidons de retourner dormir au parking de la plage Esmeralda.
Vendredi 12 novembre :
Aujourd’hui, nous repartons plein nord en direction de Corralejo, mais en prenant bien notre temps. Après un petit tour sur cette magnifique plage, nous remontons dans notre maison ambulante pour prendre la FV-2 puis la FV-20 avec un nouveau passage à Antigua. Nous nous arrêtons à Casillas del Angel pour visiter le centre ancien du village et son église Ste Anne, toute blanche mais à la façade noire faite de pierres basaltiques. Nous passons par Tetir, puis au niveau de Tindaya, nous grimpons une petite route sinueuse, la FV-103, qui nous mène à un joli belvédère avec vue sur les paysages désertiques de la côte ouest de l’île. Nous longeons une jolie vallée agricole où se baladent quelques chèvres puis plongeons… doucement… vers la côte est.
Nous faisons la pause déjeuner en bord d’océan, près de la plage de El Perchel, après avoir parcouru quelques centaines de mètres de piste. Quelques petits poissons barbottent dans de mini-piscines d’eau de mer, en attendant une prochaine grande marée.
Puis nous continuons cette piste qui rejoint un peu plus loin une zone résidentielle et la route principale. Nous nous arrêtons, comme prévu, dans le Parc Naturel des dunes où un festival de cerfs-volants à lieu. Il y a beaucoup de monde et beaucoup de couleurs dans le ciel qui s’est chargé de nuages gris.
Après un petit tour au milieu de cette jolie animation, nous partons pour une balade dans les dunes. Toutes proportions gardées, on se croirait au milieu d’un petit Sahara !
On y découvre les fossiles de nids d’abeilles maçonnes, en forme de petits œufs ovoïdes creux, datant de plusieurs milliers d’années. Ce petit désert a une surface d’environ 18 km2. Puis nous allons de nouveau à Corralejo sur un parking près de la mer, mais aussi près d’une route finalement très bruyante pendant la nuit.
Samedi 13 novembre :
La veille, nous avions réservé un aller-retour en bateau vers l’île de Los Lobos (Les loups en espagnol, les loups de mer évidemment, variété de phoque et qui ont disparus). Nous embarquons donc sur le bateau de la compagnie Ferry Isla de Lobos (https://ferryisladelobos.com/?lang=fr). On peut demander depuis leur site internet l’autorisation de visiter l’île puisque celle-ci est protégée et le nombre de visiteurs limité.
La météo est excellente à notre arrivée après 20 mn de traversée. Nous partons en direction de la plage de la Concha de Los Lobos, en forme de coquille St Jacques et aux eaux turquoises.
Nous y déjeunons avant de partir « escalader » le sommet de l’île, la montagne de la Caldera, qui culmine tout de même à 124 m au-dessus du niveau de la mer. L’altitude est modeste mais la vue sur les iles de Fuerteventura et Lanzarote est superbe. On aperçoit aussi le phare da la Punta Martiño au nord de Los Lobos. Nous ne sommes restés volontairement que 3 heures mais c’est trop juste…
Au retour, nous décidons de revenir dormir non loin de l’aéroport car notre avion décolle à 9h30 et il est prévu de rendre le CC à 7h00. Nous décidons de nous rendre à Las Salinas à 20 mn de l’agence de location. En cours de route, nous faisons le plein de carburant et en profitons pour laver l’extérieur du CC. Il fait presque nuit quand nous nous posons près d’autres CC où la musique très espagnole et assez puissante « jaillit » de l’un d’entre eux. Heureusement, les propriétaires partent pour la soirée…

Dimanche 14 novembre :
Le lever est très matinal. Avant de partir, nous faisons le ménage à l’intérieur et reprenons la route. A l’heure prévue, nous entrons dans le parc de l’agence où personne ne nous attend. On vide les cuves du CC, on sort nos valises et on retourne à l’aéroport à pied, sur la piste poussiéreuse. A notre arrivée, l’embarquement prend un peu de temps car les imprimantes ne fonctionnent pas ! Et donc impossible d’étiqueter les bagages de soute… Malgré tout, le décollage se fait presqu’à l’heure.
Quelques turbulences viendront perturber le calme du vol retour.
Conclusion :
Ce que nous avons aimé :
- Les paysages désertiques dépaysent énormément et rappellent le sud marocain.
- Les températures douces entre 20 et 22°C avec une mer à 21°C.
- Beaucoup de soleil, c’était parfait pour la saison.
- Accueil sympathique.
- Voyage en camping-car judicieux car nous avons fait peu de kilomètres avec 1 seul plein de carburant.
Ce que nous avons moins aimé :
- Matelas très dur.
- Loueur près de l’aéroport mais accès compliqué, sans navette.

























































































































































































































































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