Chypre – Printemps 2019

2 semaines après notre retour de Chypre, voici un résumé de ce voyage plutôt mitigé… 

Nous avions réservé un vol Easyjet depuis l’aéroport de Bâle – Mulhouse avec pour la première fois l’utilisation d’un parking privé chez Newairpark à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport. Ce fut très satisfaisant puisque pour environ 10 € de moins que le parking officiel, nous avions une navette qui nous déposait devant le terminal et nous récupérait au retour. Service top !

Pour ce qui est du logement, nous avions réservé sur Airbnb, une petite maison avec une piscine, commune avec une seconde maison de location, à Pissouri à environ 1 heure de Larnaca. Voici le lien qui permet de ne surtout pas réserver chez cette dame ! (https://www.airbnb.fr/rooms/1440809). J’y reviendrai plus tard…
Et pour le véhicule, nous avions réservé chez Alamo (Enterprise et Dollar) via Autoescape. Eh bien la aussi, je ne saurais que trop déconseiller ce loueur à Larnaca… J’y reviendrai aussi.

Côté météo, ce fut correct : pas de pluie, mais soleil et nuages. Venté et frais.


 Il faut savoir que Chypre est divisée en 3 pays : la partie Chypriote (d’origine grecque mais indépendante), la partie nord envahie par les turcs en 1974 (séparée par la ligne verte et surveillée par les militaires de l’ONU) et au sud vers Limassol et vers Larnaca, 2 énormes bases militaires anglaises négociées avec Chypre après les combats qui ont permis de se libérer du joug anglais dans les années 60.

Samedi 20 avril :

Départ de la maison à 7 heures pour rejoindre le parking de Newairpark à Schlierbach. Un minibus Mercedes conduit les 8 passagers confortablement, et nous dépose juste à l’entrée de l’aéroport. Après les contrôles habituels, nous décollons à l’heure.

Nous atterrissons même avec un peu d’avance à Larnaca, l’aéroport international de Chypre. Après quelques minutes d’attente, un bus de la société de location de voitures vient nous chercher pour nous emmener à quelques kilomètres de l’aéroport. L’accueil est très agréable  et en lieu et place d’un Dahiatsu Terrios (toujours 4 roues motrices), on nous fournit un Nissan Qashqai d’un autre âge… on nous affirme que c’est un 4×4 mais j’ai de sérieux doutes. Mais on ne va pas tergiverser, on est en vacances ! Quelques recherches sur internet plus tard, il faudra se rendre à l’évidence qu’on s’est fait avoir par Alamo Enterprise Dollar… Nous demanderons des comptes à notre retour.

Bref, on quitte l’agence, en prenant soin de conduire à gauche (ancienne colonie anglaise oblige) ce qui oblige à se concentrer mais c’est de l’autoroute jusqu’à Pissouri. On fait quelques courses au supermarché. Malgré les quelques gouttes de pluie à l’aéroport, le ciel est désormais plutôt lumineux. GPS réglé, on arrive directement devant les 2 maisons de location de la propriétaire. On est dans les hauteurs de Pissouri et on a une jolie vue sur la mer quand même assez lointaine. Petite marche arrière dans le parking très étroit de la maison et on découvre l’intérieur ce cette petite maison à étage : c’est comme sur les photos mais avec du salpêtre sur tous les murs intérieurs de la maison, un rideau de douche noircit par le moisi, une odeur d’humidité partout et un ménage douteux ! Bon, comme on est en vacances, on va passer outre et ne pas se prendre la tête avec cette propriétaire… On va faire un tour à la piscine et là, même topo : la piscine est crade !

L’arrivée à Chypre est donc plutôt moyenne…

Dimanche 21 avril :

Après une bonne nuit, avec bouchons d’oreilles (aboiements nocturnes, coqs et moutons au petit matin), nous décidons de rester dans les alentours de Pissouri. Dehors, il fait trop frais pour déjeuner sur la terrasse, alors on le prend à l’intérieur après avoir allumé le petit réchaud à gaz qui sert de chauffage pour toute la maison, car il fait frais aussi à l’intérieur de la maison. 

Nous prenons la voiture pour nous rendre à Petra Tou Romiou, lieu mythologique où la déesse de l’amour Aphrodite est sortie de la mer dans un nuage d’écume lequel s’est transformé en rocher : débile bien sûr mais le lieu est très joli. De nombreux autocars de touristes sont déjà là. On grimpe sur le fameux rocher. La mer est limpide mais un peu agitée et le ciel bien bleu…

En repartant on s’arrête près de falaises blanches de craie…

On prend notre repas de midi sur la terrasse mais le vent est présent partout.

L’après-midi, nous entamons une visite du village de Pissouri… 4 maisons ont été abandonnées et une route coupée suite à un glissement de terrain. Une rue du village est assez jolie mais c’est tout.

Au retour, on tente de profiter un peu de la piscine. L’eau est glaciale et malgré les petites bêtes qui flottent en surface, on se trempe quand même. On ressort vite pour se faire sécher au soleil. Il y a un petit coin abrité du vent.

On se recroqueville ensuite dans l’humidité de la maison dès que le soleil disparaît.

Lundi 22 avril :

On part en visite en direction de Paphos, à l’ouest. Malgré 2 bonnes heures de marche dans la ville haute et la ville basse, on ne trouve pas beaucoup de charme à cette ville côtière. La mosquée de la ville haute et la cathédrale orthodoxe de la ville basse sont fermées… Quelques vieilles maisons en haut, du moderne en bas… bref, on aurait pu éviter !

On reprend la voiture toujours vers l’ouest pour s’arrêter à Agios Georgios (Saint Georges). Pas grand-chose à voir hormis une petite chapelle orthodoxe, un resto (où nous mangeons une excellente daurade) et un petit port de pêche en contre-bas. On se balade près du port où la côte déchiquetée est magnifique.

Puis, toujours en direction de l’ouest, nous prenons une piste qui conduit à l’entrée des gorges d’Avgas (Avakas) à la base de la péninsule d’Akamas. Nous n’avons pas de carte de randonnée. On part un peu à l’aventure en se contentant de regarder un plan à l’entrée des gorges.

On pénètre en fait dans une faille creusée profondément dans le plateau calcaire de la péninsule. A cette époque le ruisseau coule encore et alors soit on se déchausse en marchant dans l’eau, soit on garde les baskets en sautant de pierres en pierres, en prenant le risque de glisser et de s’aplatir dans l’eau… C’est une gorge impressionnante de par son étroitesse et sa profondeur : c’est parfois très obscur et le soleil ne pénètre pas toujours.

Puis petit à petit, la gorge s’élargit et les falaises blanches de calcaire apparaissent… J’en profite pour faire voler mon drone. Puis un peu par hasard, nous prenons un sentier qui remonte sur le côté de la gorge.

On arrive sur un alpage bien vert. Après quelques hésitations, on retrouve un gros chemin qui repart en direction du parking. Après 3 heures de marche, on retrouve la voiture.

Retour en début de soirée à Pissouri.

Mardi 23 avril :

Aujourd’hui, nous allons visiter la montagne de Troodos avec son sommet le mont Olympe… On se dirige par les petites routes en direction d’Amodos. On pose la voiture à l’ombre de grands arbres pour préserver la « fraîcheur » de notre pique-nique. Amodos est un joli village de montagne avec ses ruelles étroites, sa place et ses restaurants et surtout son abbaye magnifiquement restaurée (par des financements européens). L’entrée est gratuite et on peut visiter, non seulement l’église, mais aussi des salles transformées en musée de l’indépendance. C’est très instructif. On est surpris par la beauté et le calme du lieu et ce au centre de ce village touristique.

On repart en direction du mont Olympe… il y a encore de la neige sur les pentes de ce sommet forestier. Il y a même des pistes de ski ! Mais le vrai sommet est inaccessible car occupé par l’armée. Une grosse boule blanche coiffe les 1834 m d’altitude.

On redescend un peu et trouvons un petit coin sous les pins pour manger. La vue, timide, embrasse la côte nord-ouest de l’île.

Nous reprenons la route à la recherche de la célèbre vallée des cèdres. En cours de route, nous nous arrêtons au monastère de Kykkos. Les cours extérieures et l’église sont accessibles gratuitement. Il vaut aussi le coup d’œil : c’est le plus grand de Chypre et le plus richement décoré. L’église brille de partout : les popes aimaient beaucoup la couleur or !

Avec un peu de mal, nous trouvons enfin la vallée des cèdres, moins impressionnante que prévu mais jolie quand même. On en profite pour marcher un peu pour la découvrir de plus haut. Il s’agit d’une variété du cèdre du Liban. C’est un arbre magnifique.

Nous rentrons par une route différente qui nous fait découvrir vignes et pâturages à moutons.

Mercredi 24 avril :

Ce matin, nous allons visiter le site archéologique de Kourion, près de Limassol. Le soleil brille mais le vent rafraîchit toujours l’atmosphère. C’est un site magnifiquement placé qui domine le bleu de la Méditerranée. On met 2 bonnes heures à visiter, entre les ruines d’une cathédrale, des thermes, des colonnes encore debout, des mosaïques en parfait état, un amphithéâtre… etc. 

Mais tout ça, ça creuse alors nous descendant sur la grande plage en contre-bas afin de déjeuner. J’en profite pour sortir le drone. Mais après quelques séquences, et alors que je voulais stabiliser l’appareil à 1m50 de l’eau, le drone s’est mis à descendre sans que je puisse le commander… Il n’a même pas flotté ! Je me précipite dans l’eau vers l’endroit que je pense avoir bien repéré. Mais toujours rien après 10 mn de recherche avec de l’eau jusqu’à la poitrine… je tourne dans tous les sens et 10 mn plus tard, je découvre le drone dans 1 mètre d’eau, sur le dos déjà un peu enfoncé dans le sable… Je ne donne pas cher de son électronique !!!

Après le repas, nous partons en direction de la petite péninsule au sud de Limassol où un lac salé sert de refuge pour les oiseaux : flamants roses, ibis, aigrettes… etc. Il y a une maison de la réserve à visiter, sympathique mais qui ferme à 16h00. On aperçoit la ville moderne de Limassol.

Nous avons peu de temps. On fait le tour du lac par une piste de terre non loin du lac qui s’assèche un peu en été. Le monsieur de la réserve nous a indiqué des points de vue pour observer des oiseaux à quelques kilomètres de là mais en arrivant sur place, il s’agit plutôt de roselières avec une vue peu dégagée et quelques moustiques !

Retour à Pissouri…

Jeudi 25 avril :

Ce matin, nous retournons dans la péninsule d’Akamas classée en parc national, parc national où l’on peut circuler en 4×4, quad ou moto !!! Mais nous, ce sera à pied. Nous prenons la direction de Polis puis des Bains d’Aphrodite où la randonnée commence.

 Toujours d’après la mythologie, la déesse de l’amour y venait pour se laver après avoir fait l’amour avec ses amants : elle ne devait pas être bien grosse parce c’est juste une flaque d’eau, dans un abri sous roche, alimentés par filet d’eau… Y a vraiment pas grand-chose à voir et on se demande bien pourquoi il y a autant de bus à cet endroit qui n’est même pas beau !

Toujours est-il que notre randonnée nous conduit sur le sentier d’Aphrodite couplé au sentier d’Adonis. Cette petite balade ne fait pas plus de 13 km avec environ 400 m de dénivelé. 

On longe d’abord la côte en empruntant une piste, avec une vue permanente sur le « Blue Lagoon » loin devant nous, où bon nombre de bateaux touristiques viennent faire escale… Puis on grimpe sur le plateau calcaire par un bon sentier. Pas mal de fleurs dont une centaurée endémique à Chypre.

Arrivés sur la crête où l’on peut voir les 2 côtés de la péninsule, plusieurs huppes fasciés volent d’arbres en arbres… de temps à autre, on aperçoit de gros lézards d’une trentaine de centimètres. Dorénavant les balisages sont absents et en l’absence de carte précise, le cheminement se fait un peu à l’intuition ! 

 Puis on redescend en suivant un ruisseau en direction de pâturages à chèvres. Le retour se fait au travers d’une garrigue. On finit la randonnée vers 13h30. Il nous faut trouver désormais un coin pour pique-niquer. Le parking étant bruyant et surchargé, nous trouvons non loin de là une piste qui part en direction de la mer : on tente et on se retrouve sur une un emplacement avec un sentier raide qui descend sur une plage. Il y a seulement 2 personnes qui y sont installés… le lieu est idyllique et calme !

Pour rejoindre la baie de Lara, de l’autre côté de la péninsule d’Akamas, on emprunte une petite route bétonnée, étroite et tortueuse. 

Cette anse parfaite sert de lieu de ponte pour les tortues marines en juin – juillet. Mais à cette époque, il n’y a que des humains… C’est ensuite l’heure de rentrer sur Pissouri.

Vendredi 26 avril :

On a décidé aujourd’hui, de s’offrir un mezze : le mezze est une dégustation de plats typiquement chypriotes. Ça se fait aussi au Liban tout proche. Le nombre de plats varient selon le restaurant mais ça peut aller jusqu’à 30 ! Nous allons retourner dans le joli village d’Omodos où l’on a repéré un restaurant dont les mezzes sont réputés (https://www.omodosevents.com/).

L’accueil y est très sympathique. On nous installe dans une sorte de véranda mais la salle principale est une salle aux murs de pierres avec une voute en ogive. La serveuse nous apporte d’abord 4 petits plats différents pour 2, puis encore 4 autres… puis encore 1 ou 2 : la table est pleine ! puis vient le tour des viandes et légumes : saucisse de bœuf, brochettes de porc, et poulet grillé. Enfin un gâteau aux noix vient clore ce magnifique repas.

Retour à Pissouri par de petites routes de campagne via le stade antique de Kourion et Pissouri Bay. 

Samedi 17 avril :

il est temps de quitter cette maison où l’on ne s’est pas senti au mieux. Nous prenons donc la route ou plutôt l’autoroute qui nous ramène à Larnaca.

Nous en profitons pour visiter la vieille ville, surtout l’ancien quartier turc et ses petites maisons blanches, et la « promenade des anglais » cypriote et son petit château. Le bord de mer est très animé, alors que dès que l’on s’enfonce dans les rues du quartier turc, il n’y a plus personne…

Avant de retourner à l’aéroport, on se trouve un petit coin en bord de mer pour pique-niquer. Faces à la mer, mais encadre par un dépôt de carburant et un stade avec derrière nous la route passante du bord de mer. Mais le bruit des vagues et l’odeur iodée nous fait oublier les alentours… On profite jusqu’au bout !

Puis c’est le retour à l’agence de location puis à l’aéroport, puis à Mulhouse, puis au parking, puis à la maison…

Conclusion :

Ce que nous avons aimé :

– Qualité de la cuisine cypriote

– Prix des carburants (-25 cts / France)

– Qualité des vins

– Les côtes et certaines plages, eaux cristallines

– Tarifs de l’entrée au site archéologique de Kourion

Ce que nous avons moins aimé :

– Location immobilière (par Airbnb) de très mauvaise qualité

– Agence de location automobile Alamo à fuir (mauvaises infos, vieux véhicules)

– Très bon accueil mais qu’en est-il de l’honnêteté vis à vis des touristes ?

– Météo encore fraîche en ce mois d’avril 2019

– L’intérieur de l’île n’a rien d’exceptionnel côté paysages

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