Maroc – Automne 2018

Après notre belle expérience dans le sud de l’Afrique, nous décidions début septembre, de retourner au nord du continent au Maroc. Nous y avions déjà séjourné en mars 2011 pour un trek dans le sud marocain et une visite de Marrakech.

Mais ce sera cette fois-ci, un voyage confort à l’hôtel cet automne. Nous avons pris un vol Easyjet au départ de Lyon, et Marrakech comme ville d’arrivée. Nous avons prévu 3 nuits à Agadir et 4 à Marrakech. Nous avons réservé un Duster 4×4 chez Thrifty.

Résumé de ce séjour…

Samedi 17 novembre 

Départ très matinal, 4h30, pour un décollage à 11h50. C’est très tôt, mais c’est pour éviter les éventuels blocages de nos sympathiques « gilets jaunes ». Nous arrivons à St Exupéry à 7h00 et la matinée dans cet aéroport qui manque de sièges est longue. Décollage à l’heure et atterrissage avec même un peu d’avance. 

Nous mettons près d’1h30 pour prendre notre Duster (bureaux de location de véhicules mal indiqués, contrôles de sécurité drastiques, flegme du personnel, parking Thrifty – Hertz à découvrir). 

La carte de GPS achetée chez Tracks 4 Africa est très incomplète (7,50 € ce n’est pas cher mais ça ne vaut pas plus !) et nous faisons un bon détour pour prendre l’autoroute A7 en direction d’Agadir. Nous découvrons la conduite automobile marocaine très anarchique et dangereuse ! De rares passages permettent à certains conducteurs de faire demi-tour ! Nous arrivons de nuit à Agadir (conduite tout aussi difficile qu’à Marrakech, et police à tous les ronds-points) et mettons un certain temps avant de trouver notre hôtel Timoulay (https://www.timoulayhotel.com/). 

Dimanche 18 novembre 

Après la longue journée de la veille, nous décidons de ne pas faire trop de route. Direction le nord d’Agadir et son port.

Nous longeons l’océan Atlantique et ses magnifiques vagues jusqu’à Tamri par la RN 1.

Puis nous roulons plein est sur la P1002 puis la P1000 jusqu’à Imouzzer.

Nous redescendons par la « vallée du Paradis » bien abimée par des crues récentes. Après le repas, nous faisons une petite balade nocturne sur le bord de mer.

Lundi 19 novembre 

Aujourd’hui, nous allons explorer le sud d’Agadir, au-delà du Djebel Tikwayne en direction de Tafraoute. Nous prenons la R105 via Biougra, puis Imi-Mquourn puis Aït-Baha. Cette route est d’abord rectiligne et traverse ces villes et villages tous plus ou moins envahi par les eaux… La circulation entre mobylettes, motos à 3 roues, ânes et charrettes, voitures et camions, sans oublier les piétons est souvent compliquée.

Puis elle s’élève dans le Djebel offrant de magnifiques paysages…

Après le Titzi n’Tarakatine puis le Tizi M’Lil (Tizi signifiant « col »), nous redescendons sur Tafraoute situé dans une vallée aux rochers arrondis de granite rose. La météo se dégrade sérieusement et nous devons abréger la pause de midi… Nous repartons sous une pluie battante et passons le col du Kerdous dans le brouillard.

Nous rentrons par Tiznit puis par la N1, nous regagnons Agadir… Cette longue journée se termine mais donne envie d’y revenir une autre fois.

Mardi 20 novembre 

Aujourd’hui, nous quittons Agadir pour remonter au nord-ouest vers Marrakech, mais au lieu de reprendre l’autoroute, nous allons emprunter une des plus belles routes de montagne du Maroc : la R203 qui va nous faire franchir le Tizi n’Test à 2093 m d’altitude.

Mais tout d’abord, nous partons de bon matin par la N10, visiter Taroudant, appelée la « petite Marrakech » : la vieille ville est en effet entourée de rempart de 7 km de circonférence. Nous nous garons à l’extérieur et un monsieur vient nous faire la conversation. Très sympathique, il nous accompagne au sein des rempart mais nous comprenons vite qu’il a quelque intérêt à nous « guider » gratuitement : sa femme fait partie d’une coopérative d’huile d’argan. Avec quelques difficultés, nous arrivons à nous « échapper » ! Mais hormis la ceinture de hauts murs de terre, il n’y a pas grand-chose à voir alors nous reprenons la route…

Mais déjà l’Atlas se profile et la couche nuageuse est assez basse. La route, tout d’abord d’excellente qualité, grimpe dans la montagne. Comme toujours dans les montagnes marocaines, la R203 est très sinueuse. Nous arrivons juste en dessous des nuages et nous décidons de nous arrêter manger dans un petit resto qui ne paie pas de mine.

Le patron nous accueille gentiment et nous propose le peu qu’il a : omelette ou salade berbère… Ce n’est pas cher mais suffisamment copieux pour ne pas ressortir avec la faim. Nous repartons dans le brouillard et un peu plus haut, la route se rétrécit sérieusement pour ne laisser la place pour qu’un seul véhicule : on se croirait dans les « routes de l’impossible ». Il faut se serrer vers la falaise ou vers les rochers pour croiser les voitures qui redescendent un peu trop rapidement et sans visibilité : on serre les fesses pour ne pas se frotter aux véhicules autochtones !!!

On franchit le col dans un brouillard à couper au couteau puis après quelques centaines de mètres de descente, les nuages semblent s’éclaircir pour enfin laisser place à un beau ciel bleu : nous pouvons enfin profiter des merveilleux paysages qui nous entourent.

Après plusieurs kilomètres de descente derrière un camion qui pue, comme de très nombreux véhicules au Maroc (y compris les 2 roues), nous atteignons Mzouzite. Nous savons que nous pouvons visiter une mosquée (une des 2 possibles au Maroc). En effet, nous apercevons de la route le très bel édifice religieux… Nous faisons un stop sur le terrain vague devant la mosquée. Un jeune homme sort d’on ne sait où, mais il s’agit du gardien. il nous ouvre le bâtiment et nous explique un peu l’histoire du bâtiment : après être tombé en ruine, la mosquée a été rénovée mais est resté sans couverture. Il n’y a donc plus de prière et est donc ouverte à la visite.

Nous traversons plusieurs villages puis Asni.

La route est redevenue plus large. Puis nous entrons dans les faubourgs de Marrakech. Nous trouvons assez facilement notre nouvel hôtel, l’Eden Andalou (http://www.edenandalou.com/), situé à 7 km au sud de la ville. Il est bien situé pour nos futures visites dans l’Atlas.

Mercredi 21 novembre 

Après une longue journée de route la veille, nous décidons de faire au plus court aujourd’hui, direction Oukaïmeden, la station de sport d’hiver marocaine. Nous empruntons au début la très belle vallée de l’Ourika, puis bifurquons en direction de la station.

A 2500 m, la neige a déjà fait son apparition mais en petite quantité : 5 cm environ recouvrent les versants nord et est. Après avoir payé le parking 1,50 €, on se gare au départ du télésiège encore fermé à cette époque. Mais les marrakchis s’essaient déjà au ski et à la luge et aux promenades en âne. Nous sommes à l’entrée du Parc National du Toubkal et un beau chemin un peu enneigé s’enfonce dans la montagne…

L’envie est trop forte de marcher, alors malgré nos baskets basses, nous nous lançons dans l’ascension d’un col… très facile à environ 2800 m d’altitude.

A la descente, nous traversons une forêt de cèdres… Le retour se fait par une autre petite de route de montagne qui rejoint Tahanaoute sur la R203 de la veille.

Jeudi 22 novembre 

Aujourd’hui, nous partons vers le sud-ouest par la N9 en direction du célèbre Tizi N’Tichka, le plus haut col du Maroc, mais nous bifurquerons avant le col pour rejoindre le lac artificiel Aït Aadel, via le Tizi N’Irhi par la P2016.

Comme souvent dans l’Atlas, les paysages oscillent entre aridité et verdure… avec toujours au loin les sommets enneigés.  L’année ayant été apparemment très humide dans ce coin du Maroc, les petites routes goudronnées ont été recouvertes par la boue ce qui leur donne un air de piste de terre.

Les champs cultivés recouvrent les collines et les pentes sont aménagées en terrasses encore utilisées et bien entretenues.

L’arrivée au lac Aït Aadel est quelque peu surprenante avec ce bleu qui tranche avec le rouge de la terre et des roches.  En s’approchant du lac, on dérange une dizaine de perdrix rouges qui mangent dans les buissons.

Le retour à Marrakech se fait par dans la platitude de la route R210.

Vendredi 23 novembre 

Au lever, la pluie tombe régulièrement et le ciel est très chargé… Du coup, nous décidons de rester à l’hôtel pour la matinée tout en réservant la navette gratuite de l’hôtel qui nous conduit à Marrakech, dans la Médina. Le minibus ne nous dépose pas trop loin de la place Djemaa El-Fna : après 2 heures passées dans l’agitation et la pollution de la ville, nous retournons attendre la navette pour rentrer à l’hôtel. Nous avions déjà visité Marrakech lors de notre dernier voyage en 2011 et ces 2 heures passées ont été largement suffisantes… Vive la nature et ses grands espaces !!!

Samedi 24 novembre 

On passe la matinée tranquille à l’hôtel tout en prenant soin d’aller faire nettoyer notre Duster, rosi par les giclures de boue. Puis après le repas de midi, nous prenons la direction de l’aéroport où nous laissons la voiture.

Après le contrôle des bagages pour entrer dans l’aéroport, nous passons les autres contrôles habituels. Nous décollons à l’heure et traversons la couche nuageuse pour retrouver le soleil à 11000 m d’altitude. Nous arrivons à Lyon avec 30 mn d’avance.

 En résumé :

Malgré une météo plutôt changeante, nous avons pu visiter les alentours des 2 villes sans trop de problèmes. Les paysages sont vraiment magnifiques et les grands espaces sont légion. Cela nous a donné envie d’y retourner plus tard mais cette fois-ci sur 3 semaines et en itinérant. En effet, visiter en étoile nous oblige à faire de nombreux kilomètres (presque 1500 km en 7 jours) dans des conditions de circulation difficile, surtout dans les agglomérations de toute taille.

– Le vol : avec Easyjet. Décollages à l’heure et atterrissage en avance. RAS.

– La voiture : Dacia Duster 4×4 avec Thrifty (Hertz). Malgré une attente un peu longue au bureau, le personnel était sympathique. Problème : un peu plus de 2000 € de caution. Veillez à avoir une carte bancaire qui permette cette opération. Visa conseillée. Véhicule de 60000 km avec une carrosserie bien rayée. Propre. Pas de problème technique. Pneus en bon état sauf la roue de secours. Duster d’entrée de gamme. Le véhicule idéal pour les routes marocaines.

– Hôtel Timoulay (4 étoiles) à Agadir : en demi-pension. Excellent accueil, chambre spacieuse et claire. Très grand lit mais matelas de qualité moyenne. Pas de parking privé mais voiture garée dans la rue : aucun souci. Excellente cuisine. Repas buffet très varié. Emplacement pour visiter les alentours moyens. 500 m de l’océan. Note : 8 / 10.

– Hôtel Eden Andalou (5 étoiles) à Marrakech : en « all inclusive ». Excellent accueil, mais malgré le séjour déjà payé, on doit refaire une petite opération bancaire pour confirmer la carte : où est la confiance ? Chambre spacieuse mais très sombre. 2 piscines + 1 parc aquatique. Parc verdoyant avec beaucoup d’arbres. Très grand lit de bonne qualité. Parking privé et gardé. Navette gratuite (sur réservation) pour la ville. Repas buffet, qualité moyenne et choix restreint. Bonne situation pour visiter l’Atlas. 7 km au sud de la ville au milieu de terrains vagues. Note : 7 / 10.

– Les routes : routes principales en bon état. Autoroute en très bon état. Petites routes de montagne étroites et plus ou moins bonnes, parfois très étroites et recouvertes de terre.

– Les conducteurs : la CATA ! Règles de conduite aléatoires, klaxons omniprésents. Il faut toujours être sur ses gardes surtout avec un véhicule de location. Ca part dans tous les sens. En montagne, attention aux virages sans visibilité. Toujours anticiper les réactions d’autrui !

– La population : sympathique et accueillante. Attention parfois aux petits enfants mécontents que l’on ne leur donne pas ce qu’ils veulent : coups de bâtons ou de point sur la voiture à notre passage.

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