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10 ans que nous n’avions pas foulé les terres du Canada (Québec en hiver 2015) et c’est toujours un pur bonheur de retrouver les immensités de ce gigantesque pays. La Colombie britannique se situe juste en dessous du Yukon, visité en 2010. Nous déborderons sur l’Alberta afin de découvrir les lacs aux eaux de couleur variées, véritables bijoux des Rocheuses canadiennes.
4179 km parcourus sur les 4200 km réservés à CanaDream, le loueur qui nous fourni notre monstre : cellule amovible sur Ford F350 au moteur V8 diesel de 6,7 l de cylindrée et de quelques 499 cv. Mais il faut bien ça pour pousser les 4,5 tonnes de l’ensemble. On pourrait penser que la consommation est gargantuesque mais c’est une moyenne de 14 litres / 100 km, ce qui reste élevé mais très raisonnable pour ce type d’engin.

Nous avions réservé un vol Paris / Vancouver direct sur Air France mais quelques mois avant notre départ, la compagnie a annulé le vol retour, ce qui nous a obligé à annuler et reprendre un vol Francfort / Vancouver via Reykjavik avec la compagnie nationale islandaise Icelandair : 1h30 d’escale sur l’île et une compagnie nationale digne d’une compagnie lowcoast où tout est payant, y compris sur le vol le plus long. Ce n’était pas mieux qu’Easyjet l’hiver dernier pour nous rendre en islande ! De ce fait, nous déconseillons cette compagnie, en particulier pour les vols long courrier.
Il y a un décalage horaire de 9 heures avec la Colombie Britannique et 8 heures avec l’Alberta : il faut donc penser à changer l’heure des montres quand on change de province.

La première semaine fut plutôt mitigée en terme de paysages, entre Vancouver et Prince Rupert où nous avions réservé un ferry pour descendre le « Passage Intérieur« , sorte de canal naturel entre îles et continent parfois large de seulement 1 km, habité par les baleines. Une seule compagnie maritime le permet BC Ferries. Et comme, nous voulions rejoindre la jolie route n°20 à Bella Coola, nous avons dû faire une escale de un jour et demi sur l’île Campbell, au village des « Premières Nations » Bella Bella. Grâce à une belle météo, nous ne l’avons pas regretté.

Et voici donc le récit de ce beau voyage…
Vendredi 29 et samedi 30 août :
Nous partons en début d’après-midi par l’autoroute A36 jusqu’à la frontière allemande où la police des frontières allemande contrôle à nouveau certains véhicules. Puis autoroute allemande gratuite jusqu’à Mörfelden – Waldorf où nous avons réservé un studio Airbnb, un peu humide et en sous-sol. Cette petite ville se situe un peu au sud de l’aéoport.

Après une nuit très moyenne et un réveil très matinal à 3h00, nous rejoignons le parking « Holidays Süd » où nous prenons une navette pour le Terminal 2. Il y en a toute les 30 mn. Formalités, enregistrement des bagages, contrôles… et nous décollons à 7h05. On a prévu nos repas à l’avance en sachant qu’aucun repas ou collation n’était servi chez Icelandair. Après environ 3h30 de vol, nous attérrissons à l’aéroport de Keflavik en Islande à 8h40 pour redécoller à 10h15.
Le survol d’icebergs annonce le passage entre le Groënland et le Nunavut Canadien… puis nous apercevons la baie d’Hudson au nord du Québec (images ci-dessous). Enfin, après nos 7 grosses heures de vol depuis l’Islande, nous atterrissons à Vancouver à l’heure locale de 10h55.
Après avoir récupérés nos bagages de soute, nous prenons un taxi pour nous conduire dans les locaux de Canadream… Au moment de payer le chauffeur, celui-ci nous présente la note : le fixe prévu mais il ne faut pas oublier de rajouter la TVA de 12 % (pour la Colombie Britannique) + le pourboire ! À noter que tous les prix affichés au Canada sont hors taxe… Nous arrivons un peu avant 13h00, l’heure de la réservation.
Bonne surprise pour la prise en main du véhicule et les paperasses, c’est Latifa, d’origine marocaine, qui nous explique en français ! Mais c’est très rapide car elle n’a que 30 mn, sinon ensuite c’est payant… Heureusement, nous connaissons bien ce type de véhicule et c’est plus facile.

Ensuite, nous partons vers le nord et il faut donc traverser la ville de Vancouver et bien que l’on soit samedi, c’est compliqué : bouchons et ralentissements. Enfin, on sort de la métropole pour longer la côte pacifique. La météo est plutôt clémente. On s’arrête pour remplir le frigo à un supermarché de Squamish. Ensuite on continue sur environ 45 km pour rejoindre un grand parking gravillonné à une vingtaine de kilomètres de Whistler. On se pose ici pour la nuit : il est temps car nous sommes épuisés après 24 heures sans dormir. Du coup, la soirée est courte : repas et dodo !
Distance parcourue : environ 185 km
Dimanche 31 août :

Dès que nous quittons le parking, nous prenons la route qui part vers le parc olypique de Whistler consacré au biathlon pour les JO de Vancouver 2010. Nous dégourdissons nos jambes dans les alentours et découvrons au loin des paysages de haute montagne.
Puis nous redescendons en direction de la belle et célèbre station de sports d’hiver de Whistler. Il y a beaucoup de monde et les places de parking sont très rares. Nous nous garons provisoirement pour compléter les courses de la veille, en particulier quelques boissons apéritives et du vin local dans un magasin spécialisé. En effet, les alcools ne sont vendus que dans des magasins d’Etat. Puis nous montons tout en haut de la station pour déjeuner. Nous redescendons à pied pour visiter la station. La ville est très verte et ne ressemble à aucune autre station européenne. Ca grouille de touristes mais ça reste pourtant assez calme…
Puis nous reprenons la route 99 sur 65 km afin de rejoindre le parking pour la randonnée du lendemain. On quitte le goudron pour emprunter une piste un peu limite pour notre gros truckcamper, qui n’est pas un modèle de délicatesse ! Mais on arrive tant bien que mal à gravir le chemin un peu trop étroit et caillouteux et à faire demi-tour sur le parking encore un peu encombré… Une fois garés, on se balade un peu pour reconnaître le début du sentier qui nous emmènera au lac Rohr demain.
Distance parcourue : environ 120 km
Lundi 1er septembre :

On débute la rando par un long faux plat montant sur une piste assez large. Comme nous sommes au pays des ours, on à mis à la ceinture le spray de gaz poivré obligatoire en cas d’attaque. On a eu la chance d’en trouver une oubliée dans le pick-up par les derniers locataires. Après un bon moment de marche inintéressante, on prend enfin de la hauteur, toujours dans la forêt pour rejoindre une zone humide.
On grimpe alors au milieu de gros blocs de rochers sur un sentier étroit et boueux. On arrive enfin au bord du lac Rohr où des campeurs commencent à remballer leurs tentes. On est enfin sous le ciel bleu qui se reflète dans les eaux turquoises du lac. On n’a pas marché énormément mais la fatigue du décallage horaire se fait sentir. Malgré tout, on décide le monter plus haut au bout du lac. Au départ, on avait émis l’hypothèse de grimper le mont Rohr mais on en restera là ! Le paysage est déjà sublime et on en profite pour pique-niquer ici.
On redescend par le même chemin jusqu’au parking… on rencontre en cours de route une suissesse allemande, son amie québecquoise et leurs enfants avec qui on discute un moment. On rejoint notre véhicule.
La rando : + et – 600 m de dénivelés / 11 km
La descente est toujours aussi délicate et on espère ne pas rencontrer une voiture, mais tout se passe bien. On reprend donc la route 99 en direction de Lillooet. Nous stoppons pour la nuit dans un camping gratuit mis à disposition par la compagnie d’électricité BC Hydro. On est au calme malgré les nombreux campeurs.

Distance parcourue : environ 61 km.
Mardi 2 septembre :

Nous nous rendons d’abord dans la petite ville de Lillooet et son supermarché puis repartons en traversant le fleuve Fraser, qui forme un canyon à cet endroit dans un paysage semi-désertique.
Nous prenons la direction du village des 1ères nations nommé Pavilion.où j’avais prévu de prendre une piste à flan de canyon, mais dès l’entrée du village, un panneau « visiteurs interdits » nous stoppe dans notre élan. Finalement, nous continuons donc sur la 99 jusqu’à rejoindre la route 97 qui vient du sud et que nous ne quitterons guère jusqu’à Prince George. Nous passons le village de Clinton, puis quittons pour quelques kilomètres, le temps du déjeuner la route principlale. Nous stoppons à la réserve écologique de Chasm où une curiosité géologique ici nous rappelle les reculées de notre bon Jura : une vallée fermée d’un bout, creusée dans le plateau. La chaleur toujours présente est ici à 34°C.
Après le déjeuner, nous faisons un aller / retour au Green Lake puis repartons en traversant 70 Miles House jusqu’à la petite ville de 100 Miles House où nous faisons notre première vidange, dans un espace mis gratuitement à la disposition des camping-caristes, par la mairie. Nous prenons ensuite une route vers l’est, la « Canim Hendrix Lake road » (aller / retour de 100 km) pour atteindre l’Howard Lake et son « recreation site » : ces sites équipés pour le camping sont mis à disposition par les Parcs Régionaux de Colombie Britannique. Ils sont très peu chers voire gratuits et souvent situés dans des endroits privilégiés comme ici au bord d’un lac où quelques pêcheurs pêchent en canot. Il est assez tôt et je pars en solitaire faire une balade le long du lac. C’est calme et sauvage : des écureuils, des oiseaux et même une belle empreinte d’ours dans la boue ! Je suis donc sur mes gardes et reviendrai dans la soirée pour poser un piège photo, au cas où…
Donc après le diner, je pars poser le piège photo, à la lumière de ma frontale. Je ne suis pas des plus rassurés et scrute les alentours et écoute tous les bruits. Mais aucun animal ne sort du bois : dommage ! ou pas…
Distance parcourue : environ 290 km
Mercredi 3 septembre :
Juste après le petit-déjeuner, je file récupérer mon piège photo mais à la lecture, il n’y a rien sur l’écran…

Aujourd’hui, il va falloir rouler car nous devons être à Prince Rupert vendredi. Ca tombe bien car les paysages ne sont pas terribles le long de la 97 : des cultures, des prés, des lacs et de grandes plaines. Même pour le déjeuner, il n’y a pas vraiment d’alternatives à une aire de repos à quelques dizaines de mètres d’une route où circulent les poids lourds. Mais du coup, on a le spectacle des véhicules américains hors normes : poids lourds très lourds, camping-cars démesurés, Harley-Davidson…
Et c’est reparti sur la 97 appelée aussi la « Cariboo Highway ». On contourne par le sud ouest la grosse ville de Prince George. On arrive sur la route 16, le « Yellow Head Highway » (la route Tête Jaune). pour stopper sur le « Recreation site » de Cobb Lake que l’on atteint par 10 km de bonne piste. Comme on est arrivé assez tôt, je cheche un coin pour poser mon piège-photo… J’en profite pour faire une bonne balade dans la forêt située proche du lac Cobb en espérant débusquer une grosse bête, mais je ne vois toujours que des écureuils.
Distance parcourue : 448 km
Jeudi 4 septembre :

Je commence par aller récupérer le piège dont la carte SD reste désespérément vierge ! Mais alors qu’on se prépare à partir, on aperçoit un gros rongeur au bord du lac : on admire alors pour la première fois un castor peu sauvage en pleine toilette… De bien belles images au lever du soleil !
Puis je débusque un lapin (bon, c’est un peu commun je l’admets). On reprend la piste pour rejoindre la route 16 quand on aperçoit au loin une grosse boule noire à 4 pattes… J’avance doucement en espérant ne pas déranger mais l’animal avance lui aussi et bifurque à gauche dans la forêt. Je m’arrête à cet endroit en espérant qu’il soit resté à proximité ? Mais non, il a filé…
On récupère la 16 pour passer les villages de Vanderhoof, Fort Fraser, Burns Lake, Houston et Hazelton où l’on s’arrête « Visitor Centre », histoire de glaner quelques infos sur ces villages amérindiens. On traverse également Kitwanga et on espère trouver un peu plus loin un camping des parcs régionaux. Mais le seul disponible est fermé et malgré nos recherches, nous ne trouvons pas d’endroit sauvage où dormir. En effet, tous les chemins mènent à des propriétés. Nous nous résignons donc à aller jusqu’à Terrace, au camping RV Braun’s Island, RV signifiant Recreative Vehicle, soit véhicule récréatif.
Distance parcourue : 519 km
Vendredi 5 septembre :

Dès le début du parcours, le brouillard enveloppe les montagnes situées de chaque côté de la route et de la ligne de chemin de fer. On longe le beau et large fleuve Skeena sans pouvoir s’arrêter pour faire quelques photos : pas de parking… On stoppe pour une petite pause dans le parc provincial de la rivière Kaniks, qui se jette dans la Skeena.
Puis on file plein ouest vert le port de Prince Rupert où nous arrivons en milieu de matinée. On en profite pour vidanger les citernes d’eaux grises et noires dans une station essence. On trouve à se garer sur un parking en bordure du port de pêche où les bateaux ramènent crabes et araignées de mer. Puisque c’est autorisé, nous resterons là pour la nuit, et pour ne pas perdre notre place, on fera tous nos déplacements à pied : d’abord pour visiter la ville après nous être rendu au Visitors Centre pour des infos et trouver un restaurant de poissons pour le dîner et pour trouver une laverie. Celle-ci se trouve à l’autre bout de la ville. Nous nous y rendons. C’est le fils de la patronne qui est là, un jeune homme maigre et livide qui nous renseigne. Nous retournons donc à notre véhicule pour récupérer notre gros sac de linge et repartons à la laverie dans la 6ème Avenue, à la Rinse Rupert Laundry où l’on peut laver le linge soi-même ou le faire laver : nous choisissons la deuxième solution et reviendrons dans l’après-midi. Nous déjeunons sur notre parking où de nombreuses voitures circulent à la recherche de places ou viennent acheter des crustacés aux pêcheurs. À noter que Prince Rupert est une ville plutôt industrielle et tournée vers la pêche et possède un gros port de commerce. Elle n’est pas particulièrement jolie même si quelques maisons sortent du lot…
L’après-midi sera consacré à une petite balade en bord de mer, sur le Rushbrook Trail jusqu’à un ponton où va atterrir un hydravion. Retour par le même sentier (trail). Nous nous arrêtons au Doly’s, le resto, pour réserver notre place… Nous sommes reçu par un monsieur qui parle très bien le français avec un petit accent créole. Nous y retournons en soirée. Très belle soirée d’ailleurs. Le repas ? Bon, fish and chips, certes avec du poisson frais et ce n’est pas ce que l’on espérait, mais c’est l’Amérique ! Mais surtout, on passe presque tout le temps du repas à discuter avec les deux serveurs mauriciens. Ils sont même 4 à travailler dans ce restaurant. Ils ont laissés femmes et enfants sur leur île pour gagner leur vie en espérant faire venir un jour leurs familles.
On regagne notre véhicule après avoir fait une promenade digestive en bord de mer sous les lampadaires plutôt éloignés les uns des autres.
Distance parcourue : 145 km
Samedi 6 septembre :

Lever très matinal puisque nous devons embarquer dans le ferry pour Bella Bella à partir de 6h00 pour un départ prévu à 7h30… l’organisation est plutôt brouillonne. et comme nous débarquons sur l’île Campbell, nous embarquons dans les derniers… En fait, nous ne serons que 2 véhicules à faire étape à Bella Bella, tous les autres allant jusqu’à Port Hardy sur l’île de Vancouver.
Ce matin, le ciel est très couvert avec un peu de bruine. On quitte Prince Rupert en longeant le port de commerce situé à Port Edward où un porte containers chinois est accosté.
Notre itinéraire passe entre le continent et l’île Pitt puis descend vers le sud est par canal naturel de plus en plus étroit jusqu’à ne faire qu’ 1 km de largeur… Et au fur à mesure que l’on descend, le ciel s’éclaircit et laisse apparaitre des paysages somptueux.
Puis à nouveau, le brouillard réapparait au moment de croiser d’autres bras de mer avant que les nuages ne disparaissent définitivement.
On reste quasiment toute la journée sur le pont sauf au moment du repas, pour espérer voir des baleines ou des loups de rivage, et à plusieurs reprises durant le trajet, nous apercevons des baleines grâce à leurs évents… En milieu d’après-midi, nous découvrons des hameaux situés en bout d’îles et enfin le phare de Dryad Point situé à l’extrémité nord-est de l’île Campbell. Cela annonce le village de Bella Bella que nous longeons avant de débarquer au port situé à 2 km au sud du village à 18h30.
Juste avant de débarquer, la dame qui rejoint également Bella Bella nous signale qu’une coutume religieuse (nous sommes dans une île gérée par les 1ères Nations) oblige à faire silence de 19h00 à 21h00 et de 7h00 à 9h00 (pas de chiens ni enfants qui crient dehors, ni de musique) et pas de circulation à ces horaires. Il est 18h50 quand nous arrivons dans le village et un groupe de jeunes en gilets jaunes nous interpelle pour nous signifier de nous garer rapidement, mais ils ne savent pas où nous faire stopper malgré des appels téléphoniques. Finalement, nous nous parquons devant l’hôpital du village, quand une dame vient discuter avec nous. Elle est infirmière de nuit et va prendre son poste. Elle est très serviable et téléphone à sa chef pour demander si l’on peut rester pour la nuit. C’est ok, même jusqu’au lundi matin… Malgré les restrictions, voitures et piétons circulent dans les rue (!?)…
Distance parcourue : 15 km en voiture et environ 350 km en ferry
Dimanche 7 septembre :

Nous avons fait étape à Bella Bella pour prendre une correspondance de ferry pour rejoindre le continent à Bella Coola mais le prochain bateau ne passe que le lundi à 14h30 : on a donc 1 jour et demi à combler dans cette île presque inaccessible où il n’y a pas grand chose à faire !
Nous passons notre matinée à :
- visiter le mini musée autochtone,
- faire quelques courses au supermarché,
- marcher vers le petit lac Martins,
- découvrir le village, ses maisons plus ou moins moches, l’école, l’église, le petit port de pêche…
Il y a en face de Bella Bella, le village plus touristique de Chearwater sur l’île Denny Island. Vers midi, nous rentrons déjeuner dans notre Truckcamper sur le parking du supermarché où l’on est plus tranquilles mais le terrain est aussi plus pentu. On aperçoit un gros paquebot qui descend vers Vancouver.
L’après-midi, nous faisons une petite randonnée en aller-retour vers le centre de l’île. Celle-ci ne présente que très peu d’intérêts, à part des véhicules abandonnés en forêt, et malgré un détour par le lac McLaughling. On reprend le véhicule pour aller passer la nuit sur une des plateformes en cailloux située entre le village et le port, non loin d’un point de contrôle d’un genre de police des frontières !!! À quoi sert-il ? Probablement à donner des emplois aux amérindiens… Et toute la soirée, on aura une circulation de voitures assez intenses au vu du nombre d’habitants. On verra le lendemain que ces automobilistes font un aller/retour au port sans s’arrêter et retournent au village !
Distance parcourue : 8 km en voiture, 15 km à pied (5 le matin, 10 l’après-midi)
Lundi 8 septembre :

Lever tranquille : rien ne presse ! On descend se garer près du port.

Balade au bord de la rivière qui pullule de saumons vivants, en fin de vie ou morts. Les mâles encore vigoureux sautent en dehors de l’eau de mer afin de se faire remarquer par les femelles, d’autres tentent souvent en vain de remonter la rivière qui remonte au lac MacLaughlin afin de se reproduire. Un observatoire a été construit pour observer les saumons.
On déjeune sur le parking en attendant le ferry qui arrive à l’heure prévue. On embarque et cette nouvelle traversée nous conduit jusqu’à Bella Coola en 5h10 de navigation. Le ciel gris au début se découvre au fur et à mesure que l’on rejoint le continent…
Les paysages sont vraiment grandioses et l’on aperçoit les premiers glaciers de la chaine côtière, au fur et à mesure que le soleil baisse… Quelques baleines sont de la partie ! Juste avant de débarquer, la capitaine du ferry nous prévient qu’il nous sera peut-être compliqué de sortir de la vallée à cause des feux de forêts qui règnent sur le plateau ! Nous aviserons le moment venu…
Pour nous poser la nuit, nous avions repéré sur l’appli IOverlander, un petit parking non loin du port… Nous nous y rendons et nous garons à côté d’un autre truckcamper.
Distance parcourue : 2 km
Mardi 9 septembre :

Le soleil est toujours présent. Nous commençons par aller aux chûtes Clayton. Elles ne sont pas très spectaculaires par manque d’eau et sont situées derrière une usine hydro-électrique… Petite balade en bord de mer où nous apercevons l’unique aigle pêcheur du séjour, le fameux pygargue à queue blanche, symbole des USA.
Ensuite, nous partons visiter la bourgade de Bella Coola sous le soleil puis remontons la vallée à la recherche d’un coin sauvage pour déjeuner, ce qui n’est pas facile… On stoppe finalement sur un petit parking en bord de route et au bord de la Bella Coola River et c’est plutôt calme.
On va ensuite faire une petite randonnée au Burnt Bridge Loop Trail ( 5,5 km et + 265 m de dénivelé) : on monte au travers de cèdres rouges géants, vers un point de vue sur la vallée, puis vers un pont de singe qui enjambe le Burnt Bridge Creek. On redescend ensuite au parking avec le survol d’un aigle.
Puis on repart réserver pour le lendemain, une balade en raft afin d’observer des ours en plein repas… C’est pas donné mais on est sûrs d’en voir. Pour cela, on va au Tweedsmuir Park Lodge, un lieu de séjour magnifique pour riches, avec héliport privé. Notre tenue dénote un peu, mais on est bien accueillis ! On a donc RDV le lendemain à 8h45. Puis on part vidanger nos eaux sales un peu plus loin (Sanitation Dump Station le long de la route 20). On dort sur place même si le lieu n’est pas prévu pour cela…
Mercredi 10 septembre :

On part directement vers notre lieu de RDV. Nous sommes 4 + le guide. Les autres clients sont des New Yorkais… Un minibus nous emmène près du Belarko Wildlife Viewing Platform (plateforme d’observation) où nous attend notre raft. La météo est excellente et nous voilà partis sur l’Atnarko River… Après quelques minutes, notre guide aperçoit au loin un ours que nous avons bien du mal à repérer, mais lorsque c’est le cas, l’ours (probablement un grizzly) a déjà fuit ! C’est très furtif… et ce sera le seul ours de la descente, ce qui est très frustrant. Mais bon, les ours ne sont pas domestiqués ! De plus, tout au long de la matinée, l’amérlocaine et le guide auront parlé fort, ce qui n’a pas été très agréable ni pour nous, ni pour les potentiels ursidés… Nous aurons quand même vu des empruntes, les œufs oranges de saumon et un couple harles bièvres et leurs têtes rousses.

Pour l’après-midi, nous avons prévus une petite balade vers un lac, le Kettle Pond Trail avec une petite rallonge vers l’Atnarko River. À chaque balade, on n’oublie jamais de s’équiper de notre bombe de gaz poivré, on ne sait jamais ! Petite balade sympa de 4 km en forêt mais qui ne présente que peu d’intérêt…
On retourne passer la soirée et la nuit au Tweedsmuir Provincial Park – Fisheries Pool Campground. C’est un lieu de pêche mais surtout un lieu d’observation d’ours. On s’installe au bord de la rivière avec de nombreux autres photographes et on attend jusqu’à la tombée de la nuit… en vain. Hormis des saumons et un héron cendré, rien !
Jeudi 11 septembre :

On se lève à 6h00 pour espérer une dernière fois voir des ours mais toujours rien. Du coup vers 7h30, on reprend la route 20 vers l’est en direction du col Heckman pour randonner vers le lac McCauley. Rapidement, la route 20 se transforme en une bonne piste plus ou moins large (c’était prévu) qui serpente dans la montagne, avec quelques à pics vertigineux et plus on on grimpe, plus l’ambiance bleuit : nous sommes rattrapés par les fumées des incendies que nous annonçait le capitaine du ferry. L’air devient irrespirable et il n’est plus question de randonner dans ces conditions. Alors il nous faut continuer rapidement, au travers de forêts déjà calcinées, car nous avons l’information que des convois sont formés pour traverser la zone de feux entre 6h00 et 9h00 et il est déjà 8h30 et on a encore pas mal de kilomètres à faire…
Finalement, nous arrivons à 9h10 et un convoi est encore là… ouf ! Sinon, nous aurions été obligés de passer une nouvelle nuit dans la vallée. On reprend la piste quelques minutes plus tard.
Aucune flammes en vue mais des fumerolles existent encore sur le côté gauche de la piste. Un peu plus loin, de nombreux ouvriers construisent une barrière coupe-feu : tronçonneuses, bulldozers et quelques véhicules de pompiers en sécurité. Après une dizaine de kilomètres en convoi, on continue seuls au milieu d’un brouillard épais bleu. On sort de cette zone « dangereuse » au village d’Anahim Lake où nous faisons le plein de gazole. Hormis la station / épicerie /bar, tout le village a été évacué. La route est redevenue goudron.
On continue sur la MacKenzie Highway (la 20) en passant devant le lac Pinto, un joli lac aux teintes allant du blanc au bleu laiteux. On s’arrête ravitaillé dans une épicerie tenue par un couple d’asiatique faisant un peu Farwest. La route traverse le Bull Canyon (un bien grand mot) creusé par la jolie et célèbre rivière bleue Chilcotin.
On a prévu de bivouaquer dans le Farwell Canyon. Après environ 350 km depuis le matin, on quitte le goudron pour une piste de graviers avec beaucoup de tôle ondulée, du coup on roule lentement. Nous pensions dormir au fond du canyon mais 2 amérindiens interdisent le bivouac. alors on remonte les lacets pour se poser pour la nuit dans un petit renfoncement plat en bord de piste.
Distance parcourue : 372 km
Vendredi 12 septembre :

On a prévu une petite rando avec pour but la dune qui domine le canyon (6,8 km et + 320 m de dénivelé A/R). D’abord par la piste 4×4, on continue sur un petit sentier au milieu de la « pampa » aride. La côte finale sur la dune est plutôt raide mais l’effort en vaut la chandelle. On domine le Farwell Canyon et on a la chance d’observer une harde de mouflons à quelques centaines de mètres en contre-bas. La paysage est vraiment somptueux, peut-être le plus impressionnant de ces 12 premiers jours.

Après cette magnifique balade, on reprend notre truckcamper et la piste d’une vingtaine de kilomètres. On reprend la route 20 pour rejoindre la 97 à Williams Lake et redescendons 100 Miles House. On y fait quelques courses et nos vidanges d’eaux sales. On continue encore un peu vers le sud avant de bifurquer vers l’est par la route 24 jusqu’à Little Fort. Puis nous empruntons la route n°5 en passant par Clearwater. Avec l’appli Ioverlander, on trouve un lieu de bivouac au bord la rivière North Thomson mais aussi pas loin d’une ligne de chemin de fer. Deux VR sont déjà garés ici et on s’incruste entre les deux, dont un couple de québécois. Ca fait plaisir de parler français ! Ils sont partis pour 2 mois et ont traversé tout le Canada jusqu’aux Rocheuses et sont sur le point de faire demi-tour… Nous aurons le « plaisir » d’entendre pour la première fois le vacarme des très longs trains et de leurs klaxons, et ce n’est que le début !
Distance parcourue : 301 km
Samedi 13 septembre :

Toujours par la route 5, nous repartons complètement vers le nord jusqu’au village de Tête Jaune Cache où nous reprenons la route 16 dite Yellow Head Highway vers l’est. On profite de s’arrêter aux Rearguard Falls situées en bord de route pour faire une pause. Il s’agit d’un gros rapide sur la rivière Fraser toute bleue.
Plus loin, les contreforts des célèbres Rocheuses apparaissent avec le Mont Robson. On pénètre dans la province de l’Alberta. La circulation automobile augmente et les poids lourds nous bourrent et nous doublent à une vitesse proche de 110 km/h (la route 16 n’est pas une autoroute !).
Nous sommes à quelques kilomètres de Jasper et son célèbre parc national et un péage oblige à payer l’entrée du parc. On colle la preuve d’achat sur la pare-brise et c’est reparti en direction du Skytram, un vieux téléphérique qui monte à 2263 m d’altitude. Au fur et à mesure que l’on avance, on découvre les dégâts des gigantesques feux de forêts de 2024 qui ont détruit une bonne partie du parc national.

On déjeune sur un parking en contre-bas du téléphérique. En début d’après-midi, on « s’envole » vers les hauteurs de Jasper. On est loin de la modernité d’une cabine de l’Aiguille du Midi ! Au fur et à mesure de la montée, on se rend compte de l’ampleur des incendies… c’est énorme ! De nombreux immeubles et maisons ont brulés. Ci-dessous, l’étendue des dégâts :


C’est pas joli à voir mais ces méga feux sont malheureusement monnaies courantes en Amérique.
Arrivés au niveau supérieur de la télécabine, on entame une mini rando vers le Mont Whistlers qui culmine à 2464 m et malgré un ciel gris, la vue est splendide.
Nous sommes désormais entrés dans des hauts lieux touristiques et maintenant, nous allons rencontrer énormément de touristes du monde malgré la saison déjà bien avancée…
Nous nous rendons ensuite au seul camping ouvert, le Whistlers Campground mais il est déjà complet, malgré ses 800 emplacements. Alors, l’agent d’accueil nous envoie au camp de « dépannage » (overflow en anglais) à 15 km au nord de Jasper. Nous nous y rendons tout en faisant un arrêt vers un petit lac où un groupe de touristes observe un castor en pleine toilette…
On fera un aller retour vers Jasper pour avoir un peu de réseau 4G afin d’organiser la suite du voyage. Et on profitera de la ligne de chemin de fer toute proche !
Distance parcourue : 335 km
Dimanche 14 septembre :

Aujourd’hui le ciel est plutôt menaçant c’est bien dommage car les paysages promettent d’être somptueux. On part plein sud par la « route des glaciers » ou « promenade des glaciers » qui descend en direction de Banff et son non moins célèbre parc national. Et dès la sortie de Jasper, on a la chance d’observer une harde de wapitis : le mâle et ses femelles. On s’arrête ensuite aux chûtes d’Athabasca.
Le prochain arrêt est aux Sunwapta Falls où l’on retrouve les mêmes hordes de touristes principalement asiatiques qui accaparent tout l’espace pour leurs selfies !
Ensuite on stoppe sur plusieurs points de vue grandioses sur les vallées glaciaires.
Sur le coup de midi, on arrive au site très touristique de Columbia Icefield (les champs de glace Columbia). On part visiter le centre d’interprétation où l’expo fait l’apologie de l’écologie pour tenter de préserver les glaciers : c’est très louable ! Mais à côté de ça, ils organisent des visites en bus vers et carrément sur le glacier !!! Malgré tout, ce centre est intéressant par ses photographies spectaculaires des Rocheuses Canadiennes.
On poursuit notre descente au travers de paysages grandioses.
On s’arrête ensuite pour voir les magnifiques Peyto Lake et Bow Lake et leur couleur bleue intense.
On s’arrête en fin d’après-midi au Mosquito Campground où l’on s’installe hors emplacement donc en overflow. Comme la veille, le camping n’est pas gardé et on paye (ou pas ?) son obole dans une boîte aux lettres.
Distance parcourue : 230 km
Lundi 15 septembre :

Au départ, on avait prévu d’aller randonner vers le célèbre lac Moraine mais finalement, on y accède seulement par navette. Du coup, on tente de trouver une place de parking au non moins célèbre lac Louise, ce qui ne pose pas de problème du fait de notre lever matinal.

Nous voilà donc partis vers le lac où l’on retrouve déjà pas de touristes venus faire LA photo. On longe le réputé hôtel Fairmont puis on emprunte un sentier assez large qui monte vers le lac Miroir puis vers le lac Agnès. On grimpe ensuite au Big Beehive, belvédère sur le lac Louise. Pas mal de randonneurs et quelques C’est ici que nous rencontrons un jeune couple de français, avec qui, nous allons randonner jusqu’au déjeuner, vers la Plaine des 6 glaciers. De petits culottés tentent de fouiller nos sacs à la recherche de nourriture : ce sont les tamias rayés. Nos chemins se séparent ensuite. Nous continuons en direction de la Tea House, où Sylvie m’attend pendant que je file tout au bout du sentier, au pied des hautes montagnes et des glaciers. Je rencontre en cours de route 2 marmottes, un peu différentes des nôtres.
Puis on entame la descente en observant les rares chèvres de montagne qui nous dominent à quelques centaines de mètres au-dessus de nos têtes. Puis retour au lac Louise et ses cohortes de touristes…
Après cette belle journée de randonnée (15 km et +800 m de dénivelé), nous revenons un peu en arrière et reprenons la route N°1 vers l’ouest. Nous stoppons pour la nuit au Monarch Campground. Il est complet et novons nous installer vers l’entrée en overflow. La ligne de chemin de fer toute proche nous accompagnera toute la nuit car la ligne est pentue et en plus du klaxon, il y a aussi le sifflement des freins. À savoir que les trains de fret font entre2 et 4 km de long !
Distance parcourue : 59 km
Mardi 16 septembre :
Nous sommes revenus en Colombie-Britannique et plus précisément dans le Parc National de Yoho.

On commence par nous rendre vers les chutes Takakkaw. Les chutes ont une hauteur totale de 373 mètres, ce qui en fait la deuxième plus haute cascade du Canada. La chute principale de la cascade a une hauteur de 254 mètres.
Nous avions pour but d’aller randonner jusqu’au lac du même nom 600 mètres plus haut, mais un gigantesque éboulement complique l’accès au sentier. Du coup, on revient sur nos pas pour nous rendre par un sentier très large, les Laughing Falls (les chutes pleureuses).

Nous reprenons la voiture pour revenir vers la route 1 en descendant le long de la rivière Yoho. Après Field, nous quittons la route 1 pour rejoindre les parkings du lac Emerald. Nous trouvons difficilement une place le long de la route. Le lieu est vraiment grandiose et le soleil y est surement pour quelque chose… La balade fait le tour du lac. C’est facile et tout plat, mais vaut la peine d’être parcouru.
En redescendant, nous stoppons au Pont Naturel.
Nous voilà reparti sur la route principale. On trouve un lieu de bivouac non loin de Leanchoil, au bord de la rivière Yoho et… de la ligne de chemin de fer !!! Plusieurs véhicules sont déjà stationnés.
Distance parcourue : 85 km
Mercredi 17 septembre :

C’est aujourd’hui une sorte de journée de transition avec une patinée consacrée à de la route pour rejoindre la ville de Revelstoke. Seulement 180 km à faire mais de gros travaux d’élargissement en 2×2 voies. Du coup, on n’avance pas bien vite. On passe le col Rogers à 1331 m avec de chaque côté des glaciers. Puis on redescend vers notre point de chute. Nous parcourons un court sentier au milieu d’impressionnants cèdres rouges
Nous irons au Williamson Lake Campground où nous resterons 2 nuits.
On arrive au camping vers midi. Le responsable à l’accueil nous reçoit avec un anglais américain très prononcé et on ne comprend pas grand chose. Heureusement, un couple de belges vient à la rescousse et fait la traduction. On s’installe, on fait une lessive et on prend notre déjeuner.
Nous consacrons l’après-midi à la visite de la ville et à l’organisation de la randonnée du lendemain.
Jeudi 18 septembre :

Nous mettons tout de même 1h30 pour rejoindre le parking du Mont Revelstoke et comme nous sommes dans le Parc National du même nom, un poste de contrôle barre la route au pied de la montagne. On discute un petit coup avec le garde qui parle un bon français et on grimpe, tout en s’arrêtant aux point de vue sur la ville.


La randonnée se passe en grande partie en zone forestière mais de temps à autre, nous avons de très jolies vues sur les sommets proches et aussi plus lointains. On traverse également des éboulis où sont parfois visibles des marmottes et des picas. On espère toujours apercevoir un ours dans des zone herbeuses…
Puis on arrive à Eva Lake, d’une beauté sauvage rare… où nous déjeunons.
Puis nous revenons en arrière pour rejoindre les hauteurs de Miller Lake que nous dominons pour nous rendre sur un col à 2280 m. Nous avons désormais une vue sur un autre lac, le Jade Lake : magnifique ! C’est grandiose mais il nous faut rejoindre le parking par le même sentier que nous trouvons très long. Nous sommes un peu à la ramasse que nous arrivons à la voiture…
La rando faisait 19 km pour 880 m de dénivelé positif. Nous redescendons ensuite au camping…
Vendredi 19 septembre :

Eh oui, il fallait bien que ça se termine un jour, alors on reprend le chemin de Vancouver. Il s’agit de notre plus grosse étape routière avec 545 km sans grand intérêt. Nous profitons tout de même d’un joli lac, le temps du déjeuner. Nous traversons encore une zone d’incendies de forêt même s’il ne reste que des fumées.
Nous arrivons dans la soirée au sud de Vancouver. Nous nous posons dans une rue résidentielle, non loin de l’océan Pacifique, Crescent Beach, dans la rue McBride, sans aucun souci même si nous ne sommes pas très à l’aise.
Une fois installés, nous nous rendons sur la plage où de nombreuses personnes viennent admirer le coucher de soleil, le fameux « sunset », de l’ouest américain, mais ici pas de palmiers mais tout de même, de jolies propriétés ! Et au loin, les tours ensoleillées nous rappelle la proximité de Vancouver.
On passe ensuite le restant de notre soirée à faire nos valises et non nos sacs de l’aller, car nous avons investit dans de vrais valises à roulettes plus volumineuses et non plus lourdes, mais bien plus faciles à trainer. Sans faire de pub, nous les avons acheté dans la grande chaine de magasins Walmart à des prix deux fois moins chers qu’en France.
Samedi 20 septembre :

Ce matin, c’est le réveil qui nous tire de notre sommeil puisque nous devons rendre le véhicule à 9h00. Mais avant, il nous faut faire un peu de ménage, fignoler nos valises et surtout vidanger les cuves.
Nous avons repéré une station de vidange non loin de Canadream. Pas évident à trouver au milieu d’un parking de camion mais tout fonctionne.
Nous arrivons à l’heure chez Canadream. Tout se passe pour le mieux et la dame de l’accueille accepte de nous appeler un taxi. Comme notre avion décolle à 19h05, nous avons prévu de visiter la ville de Vancouver, pas les quartiers modernes aperçus la veille, mais le centre ancien et le port. Nous avions réservé en amont un lieu de consigne à bagages avec Nannybag, non loin de la station du Skytrain, le métro plus ou moins aérien de Vancouver. Après avoir déposer nos bagages, on part à la découverte de la ville, un mélange de constructions anciennes et buildings en verre. On découvre également une horloge à vapeur qui sonne le carillon de BigBen toutes les demi-heures. Cela attire beaucoup les touristes !
On se rend en direction d’un parc sympa mais beaucoup de SDF squattent le quartier. On ne ressent pas particulièrement d’insécurité… De l’autre côté du parc, dans un endroit un peu isolé, on se met en recherche d’un resto avec Maps… Arrive un policier qui était occupé à enlever les déchets à terre avec un petit groupe de personnes, qui nous demande si on a besoin d’un renseignement. On lui demande donc conseil pour notre recherche, et c’est un gars de son groupe qui nous renseigne. Ils continuent leur chemin. On a encore le nez sur notre smartphone quand un routier, qui vient de se garer sur le parking situé de l’autre côté du grillage, qui vient aussi nous demander si on a besoin de quelque chose… la mentalité est bien différente de chez nous !!!
Finalement, le restaurant qu’on nous a conseillé est fermé le midi, mais on trouve sans problème une petite brasserie, un peu à l’écart des foules mais non loin du mini BigBen.
Et non repartons en direction du gigantesque port de plaisance, où des habitations flottantes se mélangent aux yachts plus ou moins gros. Malgré le monde, cette promenade reste assez calme. Nous faisons le tout du port jusqu’à Hallelujah Point. Puis c’est le retour jusqu’au magasin qui sert de consigne à bagages. Nous sommes sur les rotules en y arrivant. Mais il nous faut repartir pour atteindre, cette fois-ci avec nos valises, la station de métro Vancouver City Centre, heureusement située à quelques centaines de mètres.
À noter que nous avons vu à plusieurs reprise, à et autour de Vancouver seulement, l’horrible Cybertruck du nazi E.Musk… certains canadiens sont aussi fans de ça !
30 minutes plus tard, nous sommes à l’aéroport international situé sur Sea Island. Il est temps d’aller enregistrer nos valises, passer les contrôles et d’acheter à manger pour les vols retour…
Et enfin décollage avec vue sur Vancouver by night !
Dimanche 21 septembre :
Atterrissage en Islande à 9h25, après tout de même quelques heures de sommeil (exceptionnel !) et redécollage à 10h20.
On atterrit à Francfort à 16h05. On récupère notre petite voiture à boîte de vitesse manuelle puis on se rend à l’hôtel que nous avions réservé depuis le Canada. Il s’agit d’un petit hôtel familial simple mais très confortable, l’hôtel Tommasi, situé non loin de l’aéroport.
Lundi 22 septembre :
Retour au bercail !
Mon avis sur ce séjour :
La première semaine fut plutôt mitigée concernant les paysages finalement peu dépaysants. Il est vrai que nous avions notre voyage dans le Yukon comme référence. Or, la Colombie Britannique est totalement différente. L’Inside Passage avec escale à Bella Bella a été un nouveau départ de ce voyage. On espérait également voir pas mal d’ours mais là, ce fut une déception malgré les efforts… L’incertitude de la sortie de la vallée de Bella Coola liée aux incendies a été un moment fort de ce voyage, de même que le Farwell canyon. Mais le clou du spectacle a été dans les Parcs Nationaux des Rocheuses avec des images des lacs colorés gravées à jamais dans nos mémoires…
Ce que nous avons aimé :
- Le pick-up puissant et confortable
- La météo très clémente
- Le passage Intérieur en ferry
- La vue des baleines et des glaciers depuis le ferry
- Les rivières sauvages et leurs saumons
- Le Canyon Farwell
- Les Rocheuses, ses lacs colorés et ses glaciers
- L’observation des wapitis, des rares chèvres des montagnes, des mouflons, des écureuils, des tamias, des picas et des marmottes
- Les vins de Colombie-Britannique et le whisky canadien Bearface
- La gentillesse et le sourire des canadiens
- L’originalité d’être dans une petite île autochtone à Bella Bella
Ce que nous avons moins aimé :
- L’agencement de la cellule
- La quasi absence d’ours, l’absence totale d’orignaux
- La grosse chaleur des premiers jours
- Les paysages entre Lillooet et Prince Rupert en-deçà de ce que nous espérions
- La circulation automobile et poids lourds assez dense sur les grands axes, bien différente que dans le Yukon de 20210 !
- Le peu de choses à faire à Bella Bella
- Les feux de forêts
- Les selfies et le sans-gêne des asiatiques dans les sites très touristiques
Conclusion :
Si nous devions retourner dans cette région du Canada, l’itinéraire serait probablement différent.

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































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