Déjà commencé il y a 2 ans, nous avions dû nous rapatrier en France suite à un problème technique sur notre véhicule afin de faire réparer. Nous avions juste eu le temps de nous rendre en visite à Maranello, fief de Ferrari. Nous sommes donc repartis à la même époque dans ce haut lieu de la Ligurie en Italie, entre Gènes et Pise. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas trop les Cinque Terre, il s’agit de 5 villages accrochés aux pentes abruptes en bord ou en hauteur de la mer Méditerranée. Puis après une petite semaine à tracer les chemins entre ces villages puis sur les petites routes accidentées des Alpes Apuane (et ses célèbres carrières de marbre de Carrare) et des Apennins, nous sommes remontés dans les montagnes françaises du Queyras, situées dans les Hautes-Alpes.

Voici donc l’itinéraire que nous avons suivi en cette année 2024 et en pointillés, celui de 2022 où nous sommes allés chez Ferrari, photos à l’appui !
Les photos ci-dessous sont un retour en arrière de 2 ans lors de notre premier périple dans cette région italienne.
En ce qui concerne 2024, nous avions prévu de visiter Pise et Florence, situés non loin de là, mais l’envie de nature a été plus forte, alors ce sont les montagnes alentours qui ont eu notre faveur.
Samedi 9 novembre :
Départ matinal à 6h00. Nous avons 600 km à parcourir via Lausanne, le tunnel du Grand Saint Bernard, Turin et Gènes. Nous arrivons sur place plus tôt que prévu vers 15h30. Nous mettons un certain temps pour trouver le meilleur emplacement pour la nuit. Comme souvent, nous faisons confiance à l’application Park4night.
Dimanche 10 novembre :
Ci-dessous la carte des sentiers des Cinque Terre.

Nous avons décidé de poser notre véhicule sur un parking près de la gare de Levanto, à 15 km de notre bivouac, au nord ouest des Cinque Terre. En effet, nous allons nous rendre à pied jusqu’à Vernazza et revenir en train et demain, nous irons en train jusqu’à ce village puis à pied jusqu’à Riomaggiore et reviendrons également en train. Cela évite des temps de route longs et contraignants et des parkings difficiles d’accès surtout avec des véhicules imposants. Cela est encore plus vrai en pleine saison touristique. Pour cela, nous avons acheté la carte « Cinque Terre Treno MS Card » sur le site officiel du Parc National, qui permet de prendre le train à volonté pendant 1, 2 ou 3 jours. À noter qu’à cette période de l’année, les sentiers payants ne le sont plus, et que nous n’avons pas été contrôlés dans le train…
Nous traversons donc à pied, l’avenue principale de Levanto pour nous rendre sur le bord de mer. Nous trouvons le balisage qui nous conduit sur le sentier 591. Déjà, la pente est raide pour atteindre les hauteurs de la ville, puis c’est un sentier souvent à l’ombre des chênes verts et des oliviers qui nous permet, d’avoir de temps à autre, des vues sur les côtes abruptes et déchiquetées de la Méditerranée. Ce sentier qui mène à Monterosso ne fait que 8 km mais s’avère très vallonné et peu intéressant. Un peu avant midi, on arrive à la Pointe Mesco où restent la ruine d’une chapelle et celle d’un ancien sémaphore. La vue sur ce premier village est belle et permet d’embrasser la totalité des Cinque Terre. On descend prendre notre pique-nique sur la jetée de la ville moderne qui ne présente aucun intérêt, au soleil en short et tee-shirt.
Puis on reprend notre marche en direction du centre historique situé derrière la colline de San Cristofo. Cette partie est plus intéressante et une petite visite s’impose.
On quitte Monterosso par une série d’escaliers plus ou moins réguliers, et plus ou moins hauts, pour remonter sur les hauteurs des falaises. Les jambes sont de plus en plus lourdes. On traverse des paysages parfois arides et parfois plus luxuriants, de nombreuses terrasses parfois exploitées… Puis on arrive en vue de Vernazza.
La descente vers le village se fait également par des escaliers et on est content d’arriver dans ce qui nous semblera être le plus beau des 5 villages. On descend vers le bas du village par de petites ruelles étroites et parfois couvertes et en bas, on s’offre une glace italienne artisanale pour rejoindre le petit port de Vernazza. Nous avons parcouru 13 km avec + et – 650 mètres de dénivelés, mais nous avons eu l’impression d’en faire le double !
On trace encore un peu dans le village en attendant de prendre le train qui nous ramène à Levanto. On retrouve notre véhicule et on remonte par des routes très étroites jusqu’au col Foce di Dosso où nous passons la nuit.
Lundi 11 novembre :
Par la même route, nous redescendons à Levanto ou nous reprenons le train en direction de Vernazza. On rejoint le sentier balisé vers le bas du village et c’est reparti pour une longue série de marches parfois taillées directement dans la roche. On rejoint par ce sentier le village de Corniglia : peu de kilomètres mais ce chemin n’est pas toujours facile : on doit parfois s’accrocher avec les mains, mais rien de dangereux ! Au bout d’un moment, on aperçoit ce village situé sur un éperon rocheux, 100 m au-dessus de la mer.
Nous visitons ce petit bourg, peut-être le plus authentique car difficile d’accès par le train, la gare étant située 100 mètres plus bas,.
Le sentier côtier étant fermé depuis plusieurs années suite à des éboulements, on reprend de la hauteur par un sentier pentu et par de nouveaux escaliers… ça monte et ça descend… ça descend et ça monte. On longe des terrasses plantées de vignes où s’affairent parfois des maçons en pleine réfection de murs en pierres sèches. On passe par Volastra. Le sentiers nous offre de très jolies vues arrières sur Corniglia mais aussi devant nous vers le village de Manarola où nous allons pique-niquer loin de la foule, en bord de mer.
La digestion se fait en remontant un grand nombre d’escaliers afin de rejoindre le sentier (la Via dell’ Amore réouvert en août 2024 est à nouveau fermée) qui remonte vers 300 m d’altitude… cette partie est assez accidentée sans pour autant être dangereuse, mais elle demande encore pas mal d’efforts supplémentaires. Enfin, on aperçoit Riomaggiore qui annonce la fin du « calvaire » des escaliers ! On a bien mérité une nouvelle glace italienne pendant la visite, avant de reprendre le train pour Levanto…
Demain, nous irons visiter Portovenere, alors, nous nous rapprochons en voiture de la ville. Nous en profitons pour observer le plus beau coucher de soleil avant de rejoindre à la nuit, un emplacement près d’une chapelle et même sous le porche de la chapelle pour se protéger de l’humidité du lieu, situé près d’un ruisseau, au fond d’une vallée moussue.

Mardi 12 novembre :
Départ pour Portovenere avec passage obligatoire à La Spezia, ville portuaire importante et base militaire de la Marine Italienne. Pas mal de circulation mais on passe plutôt dans les faubourgs afin de rejoindre la petite route côtière. On gare notre véhicule à environ 2 km du centre de la ville car les camping-cars sont interdits après le premier rond-point.
Nous avons décidé de nous rendre pour la matinée, à l’île de Palmaria (Isola Palmaria), située à 500 m du continent. À cette saison, seule la compagnie Barcaia propose des traversées entre Portovenere et Palmaria (5 € : pers) et on prend le départ de 10h00.
On arrive 15 mn plus tard à Terrizzo. Et c’est parti pour un tour de l’île à pied qui nous prend environ 2h30.
Du coup, on a une très jolie vue sur la vieille ville de Portovenere, son église bicolore et sa citadelle, et on part vers le sud est par une sentier (n°510) très escarpé qui nous conduit vers une batterie militaire.
On se dirige ensuite en direction du Capo Dell’Isola dont la vue donne sur une autre île, plus petite, l’isola des Tino. Celle-ci est interdite à la visite car elle appartient à l’armée italienne.
On arrive ensuite à Pozzale, mini station balnéaire avec plage de galets et petit quai d’accostage. Il y a un bar, des toilettes et une infirmerie, le tout dans d’anciens préfabriqués militaires. Bien évidemment, tout est fermé à cette époque de l’année.
On revient sur Terrazzo en attendant le petit bateau qui nous ramènera au port. Le ciel s’est un peu voilé, le vent a forci un peu et la température s’est bien rafraichie… En accostant, le but est de trouvé un resto sui sert encore à 13h30, mais on a pas besoin d’aller bien loin puisqu’il y en a un en face de nous. Et en bord de mer, on mange du poisson frais. C’est bon et sympa.

Après le repas, on entame une visite du vieux Portovenere, qui est tout petit pour aller jusqu’à l’église bicolore de San Pietro, ou la vue est splendide sur Palmaria, mais aussi sur la côte des Cinque Terre.
Ensuite, on grimpe jusqu’au pied de la citadelle (fermée).
Par la suite, on rejoint notre voiture… On traverse à nouveau La Spezia en espérant trouver un supermarché sur notre route, mais rien. Alors on continue notre route et on trouve un Car…our Market dans un petit village afin de remplir un peu le frigo et notre cave ! Pour la nuit, on avait débusqué un endroit pour dormir en sécurité (pas facile dans le secteur) dans un parking à bateaux gardienné mais quand on arrive de nuit, la barrière est fermée et personne ne répond à l’interphone, même s’il y a 2 camping-cars à l’intérieur. Finalement nous partons un peu plus loin sur un grand parking en gravier de plage désert et sans lumières, près de résidences, à Fiumarette di Ameglia (N°517947 sur P4N).
Mercredi 13 novembre :
La nuit a été calme et sans souci, hormis un mal de gorge et une toux qui a fait son apparition pour moi…
Ce matin, après une balade en bord de mer depuis le parking, le but est d’abord de trouver un endroit pour vidanger nos eaux grises, toilettes et refaire le plein d’eau. P4N nous indique un lieu dans la station d’épuration de Massa et comble de bonheur, c’est gratuit ! Mais c’est très compliqué à trouver, car situé dans une grade zone industrielle. On longe une vieille voie de chemin de fer et un camp de Rom et on arrive à la barrière (fermée) où une petite affichette manuscrite indique en Italien genre : « les camping-cars ne sont plus acceptés. »
Bon, alors on rebrousse chemin et on retourne en arrière sur une dizaine de kilomètres sur une aire de CC privée. Là, il faut téléphoner et théoriquement, on viendra nous ouvrir. C’est Sylvie qui s’y colle et on lui répond que la barrière va s’ouvrir. Le lieu est truffé de caméras de surveillance et le proprio remonte la barrière à distance. Pendant que l’on vidange, un gars arrive pour encaisser les 8 €… c’est un restaurateur qui travaille en face. Il est déjà presque midi et j’aurais souhaité déjeuner dans les hauteurs de Massa, avec une vue sur les célèbres carrières de marbre de Carrare. Alors on monte une route qui nous emmène à Colonnata, petit village situé au cœur des nombreuses carrières. Mais il n’y a pas de parking plat, ni de vue alors finalement on redescend un peu et on s’installe sur parking de gravier plat mais sans vue, sauf sur les camions qui descendent les gros blocs de marbre dans les usines de taille.
Après le repas, on redescend sur Carrare pour reprendre une route qui traverse le massif des Alpi Apuane, ce beau massif calcaire, en tout cas côté méditerranéen, et défiguré par les carrières, qui montent jusqu’aux sommets de cette montagne. La route est souvent sinueuse et étroite et c’est encore pire quand on décide de remonter dans les hauteurs de Pierdiscini, à Vianova, au pied d’un sommet qui s’appelle le monte Sumbra que nous espérons gravir le lendemain.
On s’installe pour la nuit, un peu avant le hameau, près d’un petit oratoire éclairé la nuit, en bord de la route peu passante car Vianova est un cul de sac et il n’y a quasiment pas d’habitant à cette saison. (Petit sapin sur P4N)
Jeudi 14 novembre :
Le lever n’est pas très matinal. Encore ce matin, je ne me sens pas très en forme, mais on décide tout de même de partir randonner. La météo n’est pas terrible : gris, venteux et plus froid.
On rejoint en voiture le parking de Vianova. On démarre la rando en empruntant au début une piste de ski qui grimpe bien, puis on s’enfonce dans la magnifique hêtraie sur un chemin large et moins pentu. Il nous conduit à une petite chapelle construite à un carrefour de chemins. On suit alors les pancartes « Monte Sumbra » qui nous fait monter sur un sentier qui coupe les virages d’un chemin carrossable. Au bout d’un moment, on sort de cette belle forêt pour admirer des paysages plus lointains et montagnards. On aperçoit aussi une carrière de marbre côté ouest.
On continue à monter pour arriver sur une traversée d’un lapiaz pentu. Le vent s’est renforcé et le ciel mais le ciel s’est un peu éclairci en direction de la mer. On aperçoit côté est le vieux village de Vagli Sotto, perché dans un méandre du lac artificiel de Vagli. Le sommet n’est plus très loin mais le courage n’est pas au rendez-vous, alors comme il est l’heure de déjeuner, on trouve un petit coin à l’abri du vent. Puis on redescend jusqu’au parking.
On redescend dans la vallée par la SR445 pour rejoindre Comano par de petites routes très étroites et sinueuses et on se pose un peu plus haut sur un emplacement P4N (n°280452) où la vue et le coucher de soleil sont magnifiques. Un banc pour géant est planté là !
Vendredi 15 novembre :
Au vu de la forme, ce sera une journée « tourisme » en direction du lac Ballano dans le massif montagneux des Apennins. Nous voilà repartis sur des routes toutes plus sinueuses et étroites les unes que les autres et qui présentent des affaissements plus ou moins importants : les montagnes bougent beaucoup par ici ! On passe le col de Logastrello pour arriver au bord du lac artificiel de Paduli où le ciel bleu se reflète.
À Trefiumi, on tourne à gauche pour remonter vers le lac de Ballano. On traverse belles forêts de hêtres pour arriver sous le barrage de ce petit lac niché au creux des montagnes. Il y a un peu à l’écart du lac, une grosse aire de pique-nique avec buvette et l’on peut s’imaginer la foule présente ici à la belle saison…
On redescend par la même petite route étroite. On rejoint Mochio Delle Corti où un panneau semble indiquer que la route est coupée à 10 km mais comme, il nous faudrait faire beaucoup de kilomètres supplémentaire pour rejoindre Corniglio, on tente tout de même le passage et en effet, 10 km plus loin, des blocs de béton ferment en partie la route… Du coup on se gare et on va voir la cause du blocage à pied. Il s’agit d’un affaissement de la route mais qui n’est pas forcément pire que ce qu’on a vu ailleurs. Et d’ailleurs, on voit qu’il y a tout de même des traces de passages de véhicules. Alors finalement, on reprend notre véhicule et passons rapidement nos 3 tonnes en serrant bien à gauche…
Après le déjeuner, on repart en direction de Berceto, Ghiare pour faire quelques courses au Conad à Borgo Val Di taro. On passe le col Di Cento Croci pour s’installer au bord d’un petit chemin, situé sous le col. On assiste encore à un très beau coucher de soleil.

Samedi 16 novembre :
C’est aujourd’hui la fin de notre séjour dans la région des Cinque Terre. Contrairement à moi qui ai 2 semaines de vacances, Sylvie doit rentrer pour retourner au boulot. Alors nous avons prévu qu’elle prendrait le TGV à la gare d’Aix-en-Provence. C’est donc une journée d’autoroute qui nous attend.
Nous quittons notre lieu de campement ensoleillé pour rejoindre l’autoroute vers Sestri Levante puis Gênes, Ventimille et l’A8 côté français. Nous stoppons à une vingtaine de kilomètres avant Aix, dans la petite ville de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume où nous nous installons sur un petit parking de départ de randonnées, sous les pins, un peu à l’écart des maisons. En début de soirée, nous avons une panne de gaz et donc plus de chauffage car la deuxième bouteille est vide. Du coup, on repart vers la ville au supermarché pour racheter 2 bouteilles de propane et on revient à notre emplacement toujours disponible.
Dimanche 17 novembre :
On doit être à la gare TGV d’Aix vers 9h45. Ce matin, le ciel est gris et le brouillard bien présent en arrivant sur Aix-en-Provence. Après avoir déposé Sylvie, Je repars en direction des Alpes du sud. Le ciel bleu est réapparu dès la sortie de la ville et je file sur l’A51 en direction de Sisteron, puis Gap. Une petite vue sur le château de Tallard, puis je continue par Valserres, Chorges et traverse le lac de Serre-Ponçon à Savines-le-Lac. Mon but est de me rendre dans le Queyras sans savoir trop quoi faire au vu de mon état de forme…
Pour midi, je m’arrête au bord de la Durance sous le village de Châteauroux-des-alpes. La couleur de son eau est magnifique.
Je repars vers Guillestre, Château-Queyras et sa citadelle, puis je décide de me rendre à Saint-Véran, le village le plus haut d’Europe à 2040 m. Après avoir fait le tour de ce village à pied (on n’a d’ailleurs pas le choix) et dans l’ombre, village que je connais bien, je vais explorer un chemin carrossable pour voir si je peux me poser un peu plus haut pour la nuit…
Le chemin est raide et cabossé mais il y a un replat où la vue est grandiose. Alors j’enclenche les 4 roues motrices et les vitesses courtes et je grimpe jusqu’à ce lieu magique. Je ne vois pas le village et c’est réciproque et ai l’impression d’être seul au monde dans ce magnifique paysage. Je profite de la 4G pour prendre RDV chez un médecin d’Aiguilles pour le lendemain matin.
Lundi 18 novembre :
La météo étant toujours aussi belle, je profite du labs de temps qu’il me reste avant mon RDV médical pour refaire un tour de village, cette fois-ci au soleil.
Et je redescend dans la vallée pour rejoindre Aiguilles en 1/2 heure. On peut voir sur la gauche une très belle « cheminée de fée ». Je quitte à midi, avec une boite de corticoïdes, cette petite ville peu ensoleillée pour me rendre en direction Abriès-Ristolas pour déjeuner. Je stoppe un peu avant car je repère sur la gauche un bel emplacement ensoleillé en hauteur et un peu à l’écart de la route.
Je me dirige ensuite jusqu’au parking de la Roche Ecroulée par un chemin un peu enneigé et verglacé puis fais demi-tour pour me rendre près de Ceillac où j’ai quand même l’intention de faire une petite randonnée malgré ma méforme. Je passe Ceillac pour rendre en fond de vallée jusqu’au parking de randonnées.
Mardi 19 novembre :
Je vais limiter ma randonnée en ne marchant que la matinée. Mon but est d’atteindre le lac Sainte-Anne. La météo est plutôt mitigée et froide. La montée se fait dans une forêt de mélèzes déplumés sur un sentier parfois un peu enneigé. J’atteins la limite des arbres sur un petit plateau où, en été, paissent les moutons puis remonte encore jusqu’à apercevoir la chapelle Sainte-Anne. Le lac, au 3/4 gelé est en contre-bas. La neige est présente sur ce versant exposé est mais en petite quantité. Pour avoir une plus belle vue d’ensemble, je grimpe encore, en direction du col Girardin, sans toutefois y aller.
Puis je redescends en observant la belle nature qui m’entoure. Un vieil arbre déraciné à l’apparence d’une œuvre d’art, un jeune mélèze en couple avec un jeune pin arolle (comme quoi la mixité est possible !), une eau libre ruisselant au milieu d’une eau gelée…
J’aurai parcouru environ 8 km avec + et – 560 mètres de dénivelés. Je retrouve ma voiture et me rends dans les hauteurs du village « nouveau » de Ceillac pour atteindre le soleil. La batterie de la cellule nécessite une sérieuse recharge solaire sous peine de ne plus avoir ni chauffage, ni lumière, ni frigo… En plus, c’est l’heure du repas. Je consacre une partie de l’après-midi à la visite du vieux village depuis le parking de l’église Sainte-Cécile. Petite balade frisquette de 3 km.
Je pose pour la nuit sur le parking de la via ferrata, un peu à l’écart du village.
Mercredi 20 novembre :
J’espérais pouvoir randonner aujourd’hui mais la neige est tombée dans la nuit et une belle couche blanche recouvre la montagne au-dessus de 1700 m. Je décide donc de faire de cette journée une journée touristique et de me rendre au col de Vars. Il me faut redescendre à Guillestre pour remonter ensuite jusqu’à la station de sports d’hiver de Vars, non loin du col. Cette descente par les gorges du Guil est très belle, mais un peu étroite pour les véhicules type camping-cars, lors de croisements d’autres véhicules. La vue sur Guillestre mais aussi sur les fortifications de Mont-Dauphin est splendide.
Au détour d’un virage, j’aperçois une petite famille de chevreuils, alors je m’arrête discrètement sur le bas côté et retourne près du pré où reste un seul spécimen mais Ô combien magnifique : dire que des personnes sont capables de viser et tuer ces jolies bêtes !

Bref, je repars jusqu’au col de Vars à 2109 m. La neige a fait son apparition sur les bas côtés mais aussi sur la route. Le vent est fort et la neige vole sur les crètes et sommets. Je m’arrête sur le parking du col pour déjeuner.
La météo étant mauvaise demain avec de fortes chûtes de neige, je décide de rentrer à la maison demain. Je redescends donc par Guillestre, non sans admirer les belles couleurs d’automne et ses contrastes. Au fond, c’est le Parc National des Ecrins et ses sommets largement enneigés. Je m’avance donc sur la route du retour et pars m’installer pour la nuit à Monêtier-les-Bains, au pied du col du Lautaret.
Jeudi 21 novembre :
Au matin, le ciel est chargé mais laisse apparaitre quelques microscopiques éclaircies suffisantes pour éclairer quelques sommets près du Galibier. De l’autre côté du col du Lautaret, la route vers La Grave est par moment enneigée par des congères et réserve parfois quelques surprises au détour des virages… prudence !
Et puis ensuite, pas de circulation jusqu’au Bourg-d’Oisans… Après, c’est Grenoble, Chambéry, Genève, le Col jurassien de la Givrine, sous la neige jusqu’à Saint-Laurent-en-Grandvaux…
Conclusion :
Ce fut un magnifique séjour ensoleillé d’abord aux Cinque Terre, et ses proches montagnes puis dans le Queyras. Pour la visite des 5 Terres, il vaut mieux privilégier cette période où la foule est bien moins importante qu’en été et surtout qu’au printemps, principalement sur les sentiers. Quant au Queyras, ce massif est beau toute l’année mais l’automne est à privilégier pour ses contrastes de couleurs même si les vallées ne restent pas longtemps au soleil…
Ce que nous avons aimé :
- La beauté des villages des Cinque Terre, en particulier Vernazza
- Les navettes en train
- Portovenere
- Les paysages des Alpi Apuane et des Apennins
- Le soleil presque omniprésent, et la belle douceur sur les Cinque terre
- Les paysages du Queyras mais ce n’est pas un scoop !
- Les bivouacs avec couchers de soleil
Ce que nous avons moins aimé :
- La conduite dangereuse des Italiens (mais ça, on le savait !)
- La froideur et le manque de sourire des Italiens (on le savait aussi)
- Les milliers de marches à gravir et à descendre dans les Cinque Terre
- Le massacre des Alpi Apuane par les carrières de marbre de Carrare
- Les routes secondaires étroites, extrêmement sinueuses, et en mauvais état des Apennins
- Cette attaque « sauvage » virale qui m’a, et nous a bien freiné pour les randonnées… mais ça, c’est une autre histoire !














































































































































































































































































































































































































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