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10 ans après notre périple estival en Islande, nous avons décidé d’y retourner en hiver mais pour 1 semaine seulement. Donc pas question de nous y rendre avec notre ensemble pick-up + cellule car il nous faudrait 8 jours aller/retour, juste pour le voyage… On a donc réservé un vol Easyjet depuis Paris Orly avec location d’un Dacia Duster 4×4 équipé de pneus neige cloutés (https://www.gocarrental.is/fr/) pour les routes difficiles de l’île. Nous séjournerons dans deux appartements différents : un appartement au nord à Hvammstangi (https://www.airbnb.fr/rooms/27273332?source_impression_id=p3_1739178322_P3K13fvKupeSJKjq) et un à l’ouest à Borgarnes (https://www.airbnb.fr/rooms/35877352?source_impression_id=p3_1739178429_P3qtE5WCDgxgb9LU).
Nous espérions pouvoir chausser nos raquettes pour 1 ou 2 randonnées même si 2 jours avant notre arrivée, l’herbe a remplacée la neige et que la neige s’est remise à tomber la veille… Mais finalement, les 10 à 15 cm de neige tombés n’y suffiront pas et nous serons amenés à ne faire que du tourisme.
À noter que les pistes intérieures, les routes F, sont fermées l’hiver. Nous effectuerons une moyenne de 300 km par jour. Ci-dessous les zones que nous allons visiter.

Samedi 25 janvier (Jour 0)
Nous quittons Auxerre, où nous avons passé la nuit, en direction d’Orly, notre avion décollant à 13h40. L’horaire est respecté et l’on transperce l’épaisse couche de nuages pour nous retrouver au soleil à environ 11000 m d’altitude. On survole les Highlands écossaises enneigées puis l’Atlantique nord. Vers 16h00 heure locale (+ 1 heure), on atteint les côtes islandaises avant d’atterrir à l’aéroport de Keflavik avec près d’une 1/2 heure d’avance. La neige tant espérée est bien là, et tombe à gros flocons.
Nous nous rendons au point de rencontre de l’aéroport comme convenu avec Go Car, mais personne ne nous attend. Peut-être avons nous mal compris, alors nous traversons les parkings pour trouver les boîtes à clés en self-service de la société de location. Mais nous n’avons pas de code pour ouvrir une des boîtes à clés… Finalement, nous rencontrons un jeune couple de français avec poussette et bébé : ils ont le même problème que nous. Lui parle bien anglais et téléphone à l’agence. Il nous faut alors retourner toujours sous la neige au point de rencontre et finalement après 1/4 d’heure d’attente, notre navette arrive. L’agence est à 10 mn de l’aéroport. L’accueil est très sympa et en anglais et on prend possession de notre Duster rapidement. Nous connaissons le véhicule à la perfection !
Nous avons 250 km à parcourir vers le nord sur la route circulaire, la N1 (la route qui fait le tour de l’île). On trouve un supermarché pour les premiers jours et c’est parti. Il est 18h00 et il fait désormais nuit noire. Nous longeons d’abord les côtes en contournant la capitale Reykjavik puis entrons dans les terres où le vent souffle en tempête. D’ailleurs, au passage d’un « col », je dois stopper la voiture brusquement parce que la visibilité est devenue nulle en l’espace d’une seconde ! Je repars lentement jusqu’à ce que nous puissions à nouveau deviner la route, pourtant très bien délimitée par de hauts poteaux réfléchissants. On arrive à Hvammtangi vers 21h00 et on monte vers notre demi-maison située dans les hauteurs du village : les 4 roues motrices sont bien utiles. La construction est récente et l’appartement de 50 m2 avec chambre est nickel mais surchauffé ! La journée a été longue et fatigante et on est content de s’allonger dans notre lit confortable.
Dimanche 26 janvier (jour 1)
Après une bonne nuit et un lever tardif, comme le soleil (il fait bien jour à 10h30), nous descendons visiter le village qui n’est pas exceptionnel : il est situé en bord de mer et possède un petit port en partie gelé, où pataugent quelques canards eiders. Autour, quelques maisons anciennes, un musée exposition (fermé en hiver) sur les phoques présents dans les alentours et que nous espérons bien voir cet après-midi, un restaurant, un magasin d’objets artisanaux (fermé lui aussi) et des hangars… Nous remontons en direction de l’église puis au-dessus du petit lotissement où nous résiderons pour 4 nuits. Nous observons des nuées de petits oiseaux, des bruants des neige, qui virevoltent au-dessus d’une maison et d’arbres. Nous poursuivons en direction du cimetière et de sa chapelle, très isolés de Hvammstangi. Notre balade de 2h30 se termine à l’heure du repas.
L’après-midi, nous prenons la voiture pour faire le tour de la péninsule jusqu’à la pointe nord d’Hindisvik. À la sortie du village, l’asphalte se transforme en piste enneigée mais le chasse-neige est déjà passé.

Nous nous arrêtons en cours de route à Illugastadir Stapar, une plage où il est possible d’observer des phoques, mais à part 3 jeunes parisiens et un bécasseau violet, il n’y a aucun phoque. Nous poursuivons donc notre itinéraire. On fait quelques arrêts « photo » : les paysages blancs sur le fond gris du ciel et de l’océan sont magnifiques… On redescend par l’ouest de la péninsule. Nous sommes passés par là il y a dix ans mais, avec la neige, nous avons du mal à reconnaitre les lieux. Nous arrivons de nuit à la maison…
Nous avons décidé de descendre prendre notre diner au restaurant vers le port. Nous suivons un petit sentier éclairé afin de rejoindre le Heilbrigðisstofnun Hvammstanga. Et vu les prix pratiqués, nous nous contenterons d’un plat de poisson (excellent) et d’un verre de vin du patron (cher et moyen)…
Lundi 27 janvier (Jour 2)
On se lève vers 8h00 : il fait complètement nuit… Nous quittons l’appartement vers 9h30 quand l’aube commence à pointer. Nous avons décidé de partir vers l’est de Hvammstangi, en direction de Hofsos, mais nous nous arrêtons d’abord à la petite chapelle de Pingeyrar construite en pierre volcanique sombre. Les couleurs du ciel sans nuages sont somptueuses, avec du rose sur l’océan sombre.
Nous reprenons la N1 et nous arrêtons à l’entrée de Blonduos, près du pont qui enjambe le fleuve Blanda. La ville ne casse pas trois pattes à un eider, mais il reste quelques maisons anciennes près de l’église.
Par de magnifiques paysages, le long de la N744, nous continuons notre itinéraire jusqu’à Saudarkrokur. Là, le centre ville vaut le coup d’œil avec ses maisons colorées. Nous faisons un aller retour à pied dans la rue principale. Le froid est piquant mais agréable. Comme nous sommes à deux pas d’un magasin d’Etat de boissons alcoolisées (les seuls à avoir l’autorisation de vendre bières, vins et autre alcools), nous entrons pour acheter une boisson apéritive locale qui s’appelle le Brennivin. Mais les prix prohibitifs de toutes les boissons ne sont pas pour nous : 30 cl de Brennivin à 38 €, 1 bouteille de vin italien à 25 €, le vin français encore plus cher… donc non, ce n’est pas possible ! Nous avions trouvé un soda à base de gingembre pour l’apéro, on continuera avec et ce sera parfait.
Comme il est déjà l’heure du déjeuner, nous trouvons un petit coin sympa sur une plage enneigée. On prend notre repas (un plat déshydraté) dans la voiture et face à l’océan : c’est magique ! Et après le repas, nous profitons du soleil qui a bien du mal à réchauffer l’atmosphère…
Puis on repart un peu vers le nord pour rejoindre Hofsos. Hormis, la petite église et quelques maisons anciennes, il y a des orgues de basalte ou colonnes basaltiques, fruits de la compression de roches volcaniques. On aperçoit aussi les falaises de l’île Malmey.
Retour à la maison par la route circulaire…
Mardi 28 janvier (Jour 3)
Comme hier, nous partons vers 9h30, cette fois-ci en direction de l’ouest. Le ciel est un peu nuageux et le plafond assez bas. Nous prenons la N1 jusqu’à Stadarskali, la N68 sur 9 km puis la N59 qui monte dans la montagne, et plus on monte, moins la visibilité est bonne… On est dans un brouillard épais et il neige. C’est dans la descente que nous sortons du jour blanc et que nous apercevons les premières éclaircies sur Budarladur, petite ville côtière sans charme particulier. Nous faisons tout de même un petit tour à pied, histoire de se détendre les jambes…
Nous sortons du bourg pour trouver un endroit pour manger notre second repas déshydraté, toujours assis au chaud dans la voiture. Nous repartons par la magnifique vallée de Svinadalur (dalur signifiant vallée) qui débouche sur le fjord de Gils (Gilsfjordur).
On poursuit notre chemin jusqu’au village de Reykholar, dominé par son église, en longeant de magnifiques paysages de mer et de montagnes…
Le long retour passera par la N61 pour rejoindre la N68 et le Steingrimsfjordur situé à l’est, en face de la petite ville de Drangsnes. Cette route rejoint la N1 bien au sud en contournant deux fjords dont les sorties se font par des rampes bien raides aisément franchies par notre Duster.
Il fait nuit noire quand nous apercevons une aurore boréale depuis la voiture. Nous stoppons à un carrefour pour l’observer quelques minutes puis repartons en espérant en observer d’autres depuis Hvammstangi. Mais à notre arrivée, le ciel est couvert, donc pas de nouvelles aurores. Du coup, nous préparons nos sacs car nous passons notre dernière nuit ici… déjà ! Comme le temps passe vite…
Mercredi 29 janvier (Jour 4)
Nous reprenons la N1 vers le sud, en découvrant les paysages que nous n’avions pas vu de nuit à l’aller… ça aurait été dommage de rater ça, tant cette route est cernée de paysages grandioses, qui plus est, sous le soleil…
C’est à Varmaland que nous bifurquons vers la gauche en prenant la N50. Plus loin, nous observons les sources bouillonnantes de Deildartunguhver. Il est possible de se baigner dans le bâtiment adjacent et des serres sont chauffées par les eaux chaudes. Cette source géothermique fournit également de l’eau chaude à plusieurs villes voisines, dont Borgarnes et Akranes, via un réseau complexe de conduites géothermiques.
On passe ensuite à Reykholt avec sa jolie chapelle et son grand hôtel puis on s’arrête aux chutes de Barnafoss et Hraunfoss. On pique-nique sur le parking.
On continue vers Husafell et le bout de la vallée. La route fait une petite boucle pour revenir vers la N50. On rejoint la ville de Borgarnes et son port. Quelques photos et nous rejoignons notre nouveau logement, une petite cabane parmi 3 autres avec une jolie vue sur l’eau gelée du minuscule fjord. Il y a également une petite chapelle en bois d’origine viking.
Jeudi 30 janvier (Jour 5)
C’est reparti pour de nouvelles aventures en direction de la célèbre péninsule de Snaefellsnes, dominée tout à l’ouest par le non moins célèbre volcan Snaefellsjökull mis en lumière par J. Verne dans son « voyage au centre de la Terre ». Nous y étions venu en 2015. Mais aujourd’hui, la météo n’est pas au beau temps : les nuages sont bas, il y a du vent et il neige un peu… On prend donc la N54 vers le nord.
Puis la route part plein ouest en longeant plus ou moins la côte. On s’arrête à Budir pour espérer voir des phoques. Nous avions bivouaquer en 2015 à côté de la chapelle. Mais à part des touristes qui vont se réchauffer à l’hôtel restaurant, il n’y a pas de mammifères, marins en l’occurrence ! On en profite pour manger sur le parking du site.
On reprend la route en direction d’Arnarstapi mais on découvre que la route est fermée au-delà. Les conditions météo se dégradant, alors on fait demi-tour pour rejoindre la côte nord de la péninsule. Il faut franchir un col bien venté mais ça passe facilement… On arrive à Grundafjordur sous la neige pour revoir le très connu Kirkjufell. Mais la visibilité est quasiment nulle et on ne voit que la base de la montagne… dont j’ai joint la photo faite en 2015.
Nous pensions retourner également à Stykkisholmur, mais la météo tourne à la tempête. Alors, nous revenons par le même itinéraire vers le sud. Mais le passage du col s’avère très délicat car à plusieurs reprises, le blizzard est tel que je dois m’arrêter. Bien que les bords de la route soient matérialisés par des poteaux jaunes, je ne vois plus rien et surtout pas d’éventuelles voitures arrivant en sens inverse. Il nous faut aussi éviter les congères qui se forment régulièrement. On rejoint finalement le sud sans encombre avec une visibilité à peine meilleure… ouf ! On a fait le plus dur pour revenir à la cabane…
Dans la soirée, une alerte « aurore boréale » s’annonce sur mon smartphone pour 22h00… mais vu la météo du jour, c’est assez improbable. Mais on laisse un store de fenêtre ouvert au cas où. Et quand Sylvie jette un œil à l’extérieur, son cri de joie me fait bondir sur l’appareil photo. Je déplie le pied, on s’habille chaudement et on sort pour admirer ce merveilleux spectacle… Les aurores sont d’une intensité exceptionnelle (pour nous en tout cas !) et elles « dansent » à vue d’œil.
Vendredi 31 janvier (Jour 6)
Aujourd’hui, notre but est de redécouvrir deux sites majeurs d’Islande : Gullfoss, chutes d’eaux réputées et le non moins célèbre geyser de Geysir.
Nous partons donc vers le sud jusqu’à l’entrée de la capitale pour prendre la route N36 puis la N361. La météo n’est pas des plus paisible avec pas mal de vent et quelques chutes de neige en revenant à l’intérieur des terres. Les routes sont ici beaucoup plus fréquentées par les touristes en bus ou en voitures, dont certains, non habitués à conduire sur la neige, roulent au pas, contrairement aux locaux qui eux, nous doublent sans aucune hésitation !
Comme il est l’heure de manger, on se gare sur le parking très touristique de Gullfoss où stationnent des véhicules tous-terrains hors normes, les « bigfoots ». puis on se rend aux chutes, à quelques encablures du bâtiment commercial… Avec la glace, le spectacle est vraiment grandiose et beaucoup plus joli qu’en été dont j’ai joins quelques photos à la fin de ce diaporama.
Après le passage obligé au magasin de souvenirs plutôt locaux et pas trop chinois, on reprend la voiture pour revenir à Geysir. Et ici, même topo : beaucoup de touristes et un centre commercial à souvenirs…
L’explosion d’eau bouillante se fait à intervalles assez réguliers. Des marmites d’eaux bouillonnantes sont disséminées un peu partout autour du geyser. Et comme il fait froid et qu’il nous reste encore beaucoup de route à faire, nous ne nous attardons pas trop longtemps sur le site. Au retour, les conditions de circulation se sont dégradées et on dépasse 2 véhicules de touristes, le nez dans le fossé, sorties de route sans gravité… on rejoint la côte sous la pluie et un vent très violent puisque des panneaux lumineux indiquent des rafales à 48 m/s soit 173 km/h !!! Je m’agrippe donc fermement au volant du Duster pour le maintenir sur la route… les pauses photos ne sont alors plus d’actualité ! On rejoint notre cabanon qui vibrera toute la soirée et toute la nuit sous les coups de boutoirs de la tempête. La température est remontée à 8°C.
Samedi 1er février (Jour 7)
Bon, c’est le dernier jour et on se réveille sans électricité… La température est encore remontée puisqu’il fait ce matin 10,5°C, mais la tempête s’est affaiblie. On déjeune et on fait nos sacs à la lueur de nos frontales. Puis on part en direction du sud et plus précisément la péninsule de Reykjanes où se situe l’aéroport. La météo annoncée parait meilleure au sud et il est vrai que le ciel s’éclaircit en se rapprochant de Reykjavik.
On dépasse la capitale pour rejoindre Grindavik où le réveil d’un volcan a envahi une partie de la ville et la menace toujours bien qu’il soit, malheureusement pour nous, en pause en ce moment. En effet, la faille crache sa lave depuis fin 2023 pendant 15 jours puis se met en pause pendant 2 mois et ça fait donc plus d’un an que cela dure. La route 43 qui mène a Grindavik a du être détournée par endroit, et celle-ci est bordée de lave noircie et dure mais qui fume encore, bien que la dernière éruption date du 8 décembre 2024. Un gigantesque chantier est encours pour construire une digue géante sensée dévier les futures coulées de lave.
On fait une incursion dans cette ville fantôme, aux maisons fissurées par les tremblements de terre. Seuls quelques habitants ont refusé l’évacuation. Un petit resto rapide subsiste encore et on prend un wrap pour le pique-nique du midi que l’on prend en bord de route, au milieu d’un champ de lave très ancienne.
On poursuit tout en s’arrêtant en bord d’océan pour observer la tempête puis des sources géothermiques et les usines de distribution d’eaux chaudes… On aperçoit le phare de Reykjanesvirkjun.
Puis on poursuit notre tour jusqu’à rejoindre l’agence Go Car pour rendre notre véhicule. Nous aurons parcourus 2100 km sur l’île en 7 jours… L’accueil toujours aussi sympathique se fait cette fois-ci en français, les deux gars présents aujourd’hui étant d’origine africaine.
On charge nos sacs dans la navette et c’est parti pour l’aéroport. On décolle avec un peu de retard car les ailes de l’avion doivent être dégivrées malgré la douceur au sol, et l’aéroport a dû faire face à 42 annulations de vols depuis la veille et beaucoup d’autres retardés à cause de la tempête. Retour sans encombre jusqu’à Orly où nous atterrissons à 22h10, avec 1/2 heure de retard due aux vents violents rencontrés par l’avion.
Le retour à la maison se fera vers 2h30…
Ce que nous avons aimé :
- Les paysages grandioses et enneigés
- Les tempêtes
- Les logements
- Le véhicule
Ce que nous avons moins aimé :
- Pas assez de neige pour faire des raquettes
- Le non réveil du volcan
- Les prix très élevés… de tout !
- La désertion des phoques

























































































































































































































































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